Home International Miguel de la Mora: Le meurtre du styliste «Micky Hair» brise la paix apparente du quartier luxueux de Polanco

Miguel de la Mora: Le meurtre du styliste «Micky Hair» brise la paix apparente du quartier luxueux de Polanco

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Publié le 2025-10-02 11:30:00. Un styliste et influenceur de 28 ans, Miguel de la Mora, connu sous le pseudonyme de « Mickey Hair », a été abattu mardi soir devant son salon de coiffure dans le quartier chic de Polanco à Mexico. L’enquête explore plusieurs pistes, notamment des conflits personnels et des liens potentiels avec le crime organisé.

  • Miguel de la Mora, surnommé « Mickey Hair », a été assassiné le soir du 29 septembre devant son établissement.
  • Les enquêteurs se penchent sur une possible rivalité avec un ancien associé, Eduardo Ederly, contre lequel la victime avait obtenu une ordonnance de restriction l’an dernier.
  • Des liens potentiels avec le milieu du crime organisé, notamment avec la petite-fille d’un baron de la drogue, sont également étudiés.

Malgré l’apparente normalité qui régnait mercredi matin dans le quartier de Polanco, un des secteurs les plus aisés de la capitale mexicaine, l’exécution d’un jeune styliste et influenceur a jeté une ombre sur cette zone réputée sûre. Miguel de la Mora, 28 ans, connu sur les réseaux sociaux sous le nom de « Mickey Hair », a été abattu mardi soir à l’intersection de l’avenue Presidente Masaryk et de la rue Molière, à quelques pas de boutiques de luxe telles que Cartier, devant son propre salon de beauté.

Les enquêteurs privilégient plusieurs hypothèses pour expliquer ce meurtre. L’une des pistes principales concerne une possible altercation avec Eduardo Ederly, l’un des associés de Miguel de la Mora. Selon des informations relayées par la presse locale, le défunt aurait déposé l’an dernier une plainte pour « fraude » et « menaces » à l’encontre de M. Ederly, demandant qu’il cesse de l’intimider. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent les deux hommes ensemble, semblant partager un voyage au cours de l’année 2023. Si le nom d’Eduardo Ederly n’a pas été officiellement cité comme suspect, les autorités n’écartent pas cette piste.

Le maire de la délégation de Miguel Hidalgo, où s’est produit le drame, Mauricio Tabe, a qualifié l’attaque d' »acte direct » perpétré par des individus armés à moto, écartant l’idée d’un vol ou d’une extorsion. Les enregistrements de vidéosurveillance suggèrent que les agresseurs attendaient leur victime à l’extérieur de l’établissement.

Le succès fulgurant de Miguel de la Mora, qui a amasé une fortune en quelques années grâce à son talent de styliste capillaire, notamment auprès de célébrités telles qu’Ángela Aguilar, Kenia OS et Natasha Dupeyrón, suscite également des interrogations. Le styliste facturait jusqu’à 200 000 pesos (environ 10 000 dollars américains) pour la pose d’extensions. Les autorités envisagent la possibilité que son activité ait pu servir de façade à du blanchiment d’argent ou que la victime ait eu des liens avec le crime organisé. L’enquête s’intéresse notamment à sa proximité avec Diana Esparragoza, petite-fille de Juan José Esparragoza Moreno, dit « El Azul », un des fondateurs présumés du Cartel de Sinaloa. Une photo du 17 septembre montre Miguel de la Mora aux côtés de cette dernière, lors d’un séjour à Punta Mita, dans l’État de Nayarit.

Au-delà de sa clientèle exclusive à Polanco, Miguel de la Mora possédait également un salon à Guadalajara, où il se rendait du 1er au 15 de chaque mois. Les deux autres semaines étaient consacrées à son activité dans la capitale. Un élément troublant retrouvé près du corps : une preuve de transaction bancaire à Jalisco d’un montant de 1,7 million de pesos (plus de 90 000 dollars américains).

La municipalité de Miguel Hidalgo assure collaborer pleinement avec le bureau du procureur de la capitale pour élucider ce crime, et a renforcé les contrôles de sécurité concernant les motos dans le secteur.

Mercredi, quelques bougies et une gerbe de fleurs blanches témoignaient du deuil près du consulat d’Espagne, voisin du lieu du crime. Sur les axes principaux du quartier, les patrouilles de police ont été accrues. Un agent de sécurité de la boutique Cartier a indiqué que les rondes de surveillance, habituellement d’une heure, avaient été ramenées à un quart d’heure. Malgré ces mesures, les passants et les employés des parkings voisins continuent de considérer Polanco comme un quartier sûr, loin des vols ou des extorsions. Une tranquillité apparente désormais brisée par cette exécution violente, pour laquelle aucun suspect n’a encore été interpellé.

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