L’ancien membre du groupe Vampire Weekend et producteur reconnu Rostam Batmanglij explore les tensions de son identité irano-américaine dans son nouvel album, une œuvre où s’entremêlent les sonorités de l’Americana et du Moyen-Orient.
C’est dans un café de coworking à Londres que l’artiste de 42 ans a livré ses réflexions sur son rapport complexe à la culture des États-Unis. Superproducteur ayant collaboré avec des artistes tels que Charli xcx, Frank Ocean et Carly Rae Jepsen, Batmanglij s’est toujours passionné pour l’imagerie américaine, un intérêt qui remonte à ses débuts à la guitare avec le titre emblématique de Chuck Berry, Johnny B Goode.
« On ne peut pas faire plus américain que cela »
Rostam Batmanglij
Ce nouvel opus est en partie inspiré par l’élection de Zohran Mamdani à la mairie de New York. À travers ses compositions, l’artiste interroge sa propre légitimité et son sentiment d’appartenance, marqué par un parcours familial cosmopolite : alors que ses parents sont nés en Iran et son frère en France, Rostam est arrivé aux États-Unis alors qu’il était encore dans le ventre de sa mère.
« Ma position est différente. Alors, quel est mon rapport au drapeau américain ? Quel est mon rapport à la citoyenneté américaine ? »
Rostam Batmanglij