Home Divertissement My Memory Is Full of Ghosts review – deeply moving visual hymn for the bombed-out Syrian city of Homs

My Memory Is Full of Ghosts review – deeply moving visual hymn for the bombed-out Syrian city of Homs

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Le cinéaste Anas Zawahri explore les cicatrices indélébiles de Homs, en Syrie, dans son documentaire My Memory Is Full of Ghosts. Tourné à l’été 2023, le film documente le traumatisme collectif d’une ville autrefois industrielle, aujourd’hui réduite à l’état de ruines après des années de combats sanglants.

Quel regard le film porte-t-il sur la ville de Homs ?

Le documentaire d’Anas Zawahri, cinéaste d’origine palestinienne basé en Syrie, transforme la ville de Homs en un paysage de mémoire. À travers des plans lents et largement statiques, l’œuvre expose l’étendue des brutalités de guerre. Les images montrent des décombres, des bâtiments évidés et des rues désertes où le silence domine.

Chaque mur, criblé d’impacts de balles, agit comme une cicatrice urbaine. Ces marques physiques reflètent, selon le film, les blessures psychologiques profondes des survivants. Le récit s’appuie sur des témoignages poignants superposés à ces images de destruction pour redonner une dimension humaine aux ruines.

Pourquoi Homs est-elle devenue un symbole de destruction ?

Anciennement un centre industriel majeur de l’ouest de la Syrie, Homs a été transformée en un champ de bataille stratégique entre 2011 et 2014. La ville a été le théâtre d’affrontements violents opposant l’armée de Bashar al-Assad aux forces rebelles.

Pourquoi Homs est-elle devenue un symbole de destruction ?

Ce conflit a entraîné un bain de sang massif. Des centaines de milliers de civils ont été soit déplacés, soit piégés dans leurs propres habitations durant ces années de guerre. Le film souligne que, même après l’arrêt des combats, la douleur et le chagrin continuent de hanter la région.

Comment les survivants vivent-ils ce traumatisme ?

Le film donne la parole aux habitants pour illustrer la chute brutale de leur cadre de vie. Un résident y décrit la métamorphose de sa ville :

« [Homs] est passée d’une ville de rires à une ville d’agonie et de chagrin. »

L’absurdité de la tragédie est également portée par le témoignage d’un autre habitant qui, avec une ironie amère, exprime un sentiment paradoxal :

« [Il] se considère chanceux d’être aveugle, car cela lui évite le choc mental de voir sa ville natale ravagée. »

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