Publié le 2025-10-06 20:04:00. Un programme d’économies drastique est au cœur des tensions au sein du conseil municipal de Neunkirchen, entraînant l’exclusion d’un vice-maire et une guerre des mots entre partis. La coalition locale, pourtant formée par l’ÖVP et le FPÖ, semble au bord de l’implosion.
- Le conseil municipal de Neunkirchen débattait lundi soir de mesures d’austérité visant 28 points budgétaires.
- Le vice-maire Marcus Berlosnig (FPÖ), partisan du programme d’économies, a été exclu de son parti.
- L’ÖVP accuse le FPÖ de manquer de clarté et de tromper les électeurs, tandis que le FPÖ dénonce une augmentation des dépenses et des embauches contradictoires.
La tension était palpable lundi soir au conseil municipal de Neunkirchen, où un plan d’austérité controversé, censé toucher 28 postes budgétaires, était à l’ordre du jour. La coalition locale, composée de l’ÖVP et du FPÖ, se retrouve au cœur d’une crise politique majeure, marquée par des accusations virulentes et des exclusions de parti.
Le vice-maire Marcus Berlosnig, membre du FPÖ, avait publiquement annoncé son intention de voter en faveur du programme d’économies. Une position qui lui a valu une exclusion immédiate du parti, comme l’a annoncé la direction régionale du FPÖ lors d’une conférence de presse lundi après-midi. Helmut Fiedler, directeur régional du FPÖ, a été catégorique : « Tous ceux qui acceptent ce paquet seront exclus, sans ‘si’ ni ‘mais’, sans possibilité de retour ». Le nombre exact de conseillers FPÖ ayant soutenu le programme d’économies restait à confirmer.
Du côté de l’ÖVP, la riposte n’a pas tardé. Alexander Murlasits, secrétaire du parti, a accusé l’ÖVP dans une déclaration télévisée d’avoir menti aux électeurs, de créer une « catastrophe financière » et d’avoir quitté les négociations de coalition sur la situation des liquidités. Il dénonce aujourd’hui la tentative de « tout effacer devant le peuple et de demander aux citoyens de l’argent ».
« L’ÖVP voulait massivement augmenter les frais, faire un grand ménage dans les associations et vendre des biens familiaux, mais en même temps embaucher 39 nouveaux employés. Le FPÖ n’est pas prêt à cautionner cette folie à distance. »
Alexander Murlasits, secrétaire du FPÖ
L’ÖVP réfute ces accusations, affirmant que le programme d’économies est le fruit d’une collaboration étroite avec le FPÖ. Armin Zwazl, président de l’ÖVP de Neunkirchen, a souligné que le plan résultait de « discussions intenses et d’un travail conjoint avec le partenaire de coalition FPÖ ». Il s’est dit étonné de voir la politique de parti interférer dans les affaires locales depuis l’extérieur. Avant la réunion, il avait lancé un appel à « toutes les forces constructives pour qu’elles acceptent le programme d’économies », faisant face à des défis financiers considérables dans la ville.
Hermann Hauer, président de l’ÖVP du district, a qualifié la situation de « spectacle politique aux dépens de la ville ». Selon lui, le FPÖ se dérobe à ses responsabilités par calcul tactique, sapant ainsi la confiance dans la responsabilité partagée. Il a affirmé que sept des neuf conseillers FPÖ avaient approuvé le programme de restructuration, ajoutant que cette « tactique destructrice s’est retournée contre le FPÖ lui-même au niveau communal ».