Le phénomène Noah Caluori, étoile montante des Saracens, fait sensation et séduit l’Angleterre
Un prodige du rugby, Noah Caluori, a fait une entrée fracassante sur la scène de la Premiership, marquant cinq essais spectaculaires lors de sa première titularisation. Ce jeune talent de 19 ans des Saracens, déjà convoqué pour s’entraîner avec l’équipe senior d’Angleterre, semble promis à un avenir radieux, tant par sa domination au sol que par son jeu aérien hors norme.
Le jeune ailier, qui évolue avec une aisance déconcertante dans les airs, a couvert pas moins de 233 mètres ballon en main lors de la victoire écrasante des Saracens contre Sale (65-14). Mais au-delà des statistiques brutes, c’est sa capacité à s’élever « à des altitudes sans précédent » pour capter les ballons hauts qui a particulièrement retenu l’attention de Steve Borthwick, le sélectionneur anglais. Mesurant déjà 1,93 mètre, Caluori semble défier la gravité dans sa quête du ballon, une caractéristique qui a dérouté ses adversaires.
Son talent ne s’est pas limité à un simple festival offensif. En plus de ses cinq essais personnels, il a obtenu une pénalité décisive. Alors qu’il tentait de réceptionner un coup de pied de son coéquipier Owen Farrell, il a été fauché par Tom O’Flaherty, un adversaire pourtant bien plus bas. Caluori s’est également révélé être un redoutable coureur, effaçant 10 défenseurs au total, et a démontré une vision de jeu aiguisée en offrant un essai à Ben Earl grâce à un grubber millimétré en seconde période.
Si Steve Borthwick, à l’instar de son prédécesseur Eddie Jones, convoque régulièrement de jeunes talents pour des stages d’entraînement, Noah Caluori s’inscrit dans une lignée de jeunes étoiles promises à un grand avenir. Marcus Smith, Jacob Umaga, Josh Hodge, Zach Mercer et Ted Hill ont déjà bénéficié d’invitations similaires. L’histoire rappelle aussi que tous les espoirs adolescents ne concrétisent pas toujours les attentes, comme l’a prouvé l’ouvreur australien James O’Connor, auteur d’un triplé pour ses débuts avec les Wallabies à 18 ans, mais dont la carrière n’a pas toujours atteint les sommets espérés.
Cependant, la combinaison unique des qualités de Caluori, faciles à intégrer dans le jeu et extrêmement difficiles à contrer, laisse présager un impact durable. Malgré les tentatives de Mark McCall, l’entraîneur des Saracens, d’imiter Sir Alex Ferguson en modérant les attentes, il est fort probable que nous voyions ce jeune joueur s’illustrer de plus en plus sur les terrains. Au-delà du rectangle vert, pour un club dont le nom et la ligue ont été récemment modifiés, Noah Caluori pourrait bien devenir la nouvelle figure de proue de la génération Z, avec un palmarès naissant et une présence assumée sur les plateformes comme TikTok. Son père, Andreas Caluori, originaire de Suisse et actif dans le marketing sportif, pourrait également jouer un rôle dans sa promotion.