Le Pitlochry Festival Theatre accueille Once, une œuvre minimaliste qui s’affirme comme un « anti-musical ». Adaptée du film de 2007, cette production se distingue par sa sobriété et son refus des codes traditionnels du genre.
« Ce spectacle dépouillé, porté par des chansons mélancoliques, s’impose comme l’une des comédies musicales les plus réticentes, mais c’est une production qui a l’assurance de savoir être silencieuse ou solennelle. »
Loin du faste habituel des grandes productions, cette mise en scène dirigée par John Tiffany privilégie l’économie de moyens. L’atmosphère « folksy » est renforcée par la présence d’un ensemble de musiciens-acteurs et par un moment de chant collectif organisé avant le début de la représentation.
L’aspect visuel, conçu par Bob Crowley, transpose l’action dans un décor de bar caractérisé par des boiseries, des coins sombres et des miroirs usés. Côté création, le spectacle s’appuie sur un livret écrit par Enda Walsh ainsi que sur des compositions signées Glen Hansard et Markéta Irglová.
L’œuvre tire son origine du long-métrage de John Carney sorti en 2007. Après avoir été créée à Broadway en 2012, la pièce avait ensuite été présentée dans le West End à Londres, où elle avait surpris le public par son approche atypique du genre musical.