Publié le 2025-10-05 18:06:00. Sam Altman, le PDG d’OpenAI, a annoncé une refonte de la gestion des droits d’auteur pour son application de création vidéo Sora, visant à offrir un contrôle accru aux détenteurs de droits et à explorer des modèles de partage des revenus.
Face à l’usage croissant de personnages sous copyright dans les créations générées par son intelligence artificielle, OpenAI se prépare à introduire un nouveau cadre pour protéger les créateurs. Sam Altman, à la tête de l’entreprise, a précisé que cette approche permettra aux titulaires de droits d’auteur de mieux contrôler l’utilisation de leurs œuvres par l’IA, notamment pour les personnages protégés qui apparaissent dans des contenus vidéo.
Grâce à une publication sur le blog de l’entreprise, relayée par TechCrunch, Altman a expliqué qu’OpenAI offrirait un contrôle plus fin aux ayants droit. Ils auront ainsi la possibilité de décider si et comment leurs personnages peuvent être intégrés dans des vidéos produites par l’IA, une avancée significative pour la gestion de la propriété intellectuelle dans le domaine numérique.
« Nous voulons appliquer la même norme à tout le monde et laisser le titulaire du droit d’auteur décider comment continuer », a affirmé Sam Altman. Cette nouvelle politique s’apparente à un système d’approbation (opt-in), similaire à celui de vérification de similarité existant, mais enrichi d’une couche de contrôle personnalisée pour chaque titulaire de droits. L’objectif est de répondre aux créateurs qui, bien qu’ouverts à l’expérimentation via l’IA, souhaitent conserver une autorité complète sur l’exploitation de leurs créations.
Altman a toutefois reconnu que le système actuel ne permettrait pas de réguler intégralement les résultats issus des anciens modèles génératifs. Des améliorations progressives sont donc prévues pour garantir une protection des droits d’auteur toujours plus exhaustive à l’avenir.
Un modèle économique envisagé
Au-delà des questions de droits d’auteur, OpenAI travaille également sur un modèle de monétisation pour Sora. Initialement, la société envisageait de faire payer davantage les utilisateurs en fonction de la complexité des vidéos générées. Cependant, une nouvelle piste semble se dessiner : un partage des revenus avec les titulaires de droits. Cette approche, jugée plus équitable et pérenne, pourrait constituer une alternative intéressante. « Nous espérons que ce type de nouvelle implication sera encore plus précieux que le partage des bénéfices, mais bien sûr, nous voulons également les deux », a ajouté Altman.
Sora, une plateforme entre IA et réseaux sociaux
Sora est une plateforme de création vidéo basée sur l’intelligence artificielle, conçue par OpenAI. Elle permet aux utilisateurs de générer et de partager leurs propres contenus vidéo, dans un format qui rappelle celui de TikTok. Lancée initialement sur invitation, l’application a rapidement gagné en popularité, notamment grâce à sa fonction « Cameo » qui permet de créer des avatars numériques personnalisés pour des vidéos IA.
La dernière itération, Sora 2, promet une qualité audio et vidéo améliorée par rapport à la version précédente lancée l’année dernière. Cependant, le succès de ces outils a soulevé des inquiétudes quant à d’éventuelles violations de droits d’auteur, certains utilisateurs exploitant des personnages de fiction populaires sans autorisation.
Vers un écosystème IA responsable
En prenant des mesures pour accorder un contrôle total aux détenteurs de droits et en développant un système de monétisation juste, OpenAI démontre son engagement à construire un écosystème d’intelligence artificielle responsable. L’usage croissant de l’IA dans la création de contenu numérique rend ces démarches d’autant plus importantes. Cette nouvelle approche pourrait ainsi servir de modèle éthique, conciliant innovation technologique et respect des droits des créateurs.