Le cinéaste britannique Marc Isaacs a créé le film Synthetic Sincerity pour interroger les dérives de l’intelligence artificielle (IA). Bien que l’œuvre se présente comme un documentaire sur un laboratoire récoltant des émotions humaines à partir d’archives filmiques, Isaacs a révélé que l’institution centrale du récit est une invention.
Pourquoi le film Synthetic Sincerity est-il une fiction ?
Sous l’apparence d’un documentaire, Synthetic Sincerity repose sur un postulat fictif. Marc Isaacs, 59 ans, a admis lors d’un entretien dans un restaurant ouïghour londonien que l’Université du Sud de l’Angleterre (University of Southern England), présentée comme le moteur de la recherche en IA dans le film, n’existe pas.

Le cinéaste utilise ce procédé pour mettre en lumière la capacité de l’IA à simuler la sincérité humaine. Le film simule un accord de licence où un laboratoire aurait utilisé l’intégralité de l’œuvre d’Isaacs pour entraîner des systèmes informatiques à créer des personnages virtuels dotés d’émotions « authentiques ».
Quelles œuvres ont servi de base à ce scénario ?
Le récit s’appuie sur les vingt-cinq années de carrière de Marc Isaacs, spécialisé dans l’étude du quotidien en Grande-Bretagne. Le film mentionne plusieurs de ses documentaires réels, notamment :
- Lift : une étude sur les allées et venues dans une tour d’habitation londonienne.
- The Curious World of Frinton-on-Sea : un portrait de cette ville côtière prisée des retraités.
- Philip and His Seven Wives : le portrait d’un marchand de meubles d’occasion se revendiquant comme un roi hébreu.
Qui sont les participants réels du projet ?
Malgré la fiction entourant le laboratoire, certaines figures physiques apparaissent à l’écran. Ablikim Rahman, propriétaire et chef du restaurant Etles à Londres, est l’un d’entre eux. Dans le film, Rahman est photographié par des chercheurs en IA pour être transformé en avatar.
« Bientôt »
Ablikim Rahman, chef et propriétaire du restaurant Etles, concernant le moment où il verra enfin le film.