La série post-apocalyptique « Paradise », diffusée sur Hulu, revient pour une deuxième saison captivante, débutant avec un triple épisode le 23 février 2026. Loin de se reposer sur ses lauriers, la série explore avec une acuité renouvelée les thèmes de la survie, du pouvoir et de la moralité dans un monde en ruine.
La saison 2 s’ouvre sur un épisode intitulé « Graceland », qui prend le risque de se concentrer sur Annie, un personnage inédit interprété par Shailene Woodley. Ancienne étudiante en médecine, elle travaille comme guide touristique à Graceland lorsque le monde s’effondre. Woodley apporte une profondeur et une crédibilité immédiates à ce rôle, même si son passé reste initialement un mystère. Deux ans après la catastrophe (« Jour 689 »), Annie rencontre Link (Thomas Doherty) et son équipe, des spécialistes qui tentent de prévenir une catastrophe nucléaire en sécurisant les centrales. Leur passage à Graceland, un lieu chargé de nostalgie, souligne la fragilité de la mémoire et des héritages.
Le deuxième épisode, « Mayday », entrelace le présent et le passé de Xavier Collins (Sterling K. Brown), l’agent des services secrets au cœur de l’intrigue. On découvre comment il a rencontré Teri, la femme qui motive désormais toutes ses actions. Leur histoire d’amour, touchante et réaliste, est magnifiquement interprétée par Brown. L’épisode met également en lumière la nature protectrice de Xavier, qui se retrouve à prendre soin d’un groupe d’orphelins après un crash d’avion. Il démontre une capacité à protéger les autres, même dans les circonstances les plus désespérées.
Le troisième épisode, « Another Day in Paradise », est particulièrement dense et riche en rebondissements. Samantha (Julianne Nicholson) se réveille de ses blessures, tandis que le bunker est en proie à la paranoïa. L’arrestation de Jeremy (Charlie Evans) pour vandalisme symbolise la perte de liberté et l’instauration d’un régime autoritaire sous la présidence d’Henry (Matt Malloy). Samantha, dans son passé, est montrée en train de mettre en place la construction du bunker, n’hésitant pas à recourir à des méthodes impitoyables, notamment en engageant un tueur à gages pour acquérir une technologie cruciale.
Ce tueur à gages, Billy Pace (Jon Beavers), croise la route d’un scientifique sur le point de mourir, qui lui révèle l’importance de son protégé, Link. Les destins des personnages s’entremêlent de manière complexe et inattendue. L’épisode se termine par un meurtre et un coup monté, Jane (Nicole Brydon Bloom) assassinant Henry et accusant faussement Krys Marshall, qui s’approchait de la vérité sur son identité. La tension monte entre Gabriela (Sarah Stahl) et Samantha, annonçant de futurs conflits.
« Paradise » se distingue des autres séries post-apocalyptiques par son approche nuancée et son exploration des motivations humaines. La série ne se contente pas de dépeindre un monde en ruine, mais s’interroge sur la possibilité de reconstruire une société meilleure, même dans les circonstances les plus sombres.