Publié le 19 février 2026 19:26:00. L’emblématique hôtel Park Hyatt Tokyo, rendu célèbre par le film Lost in Translation, a rouvert ses portes en décembre 2025 après une rénovation complète de 19 mois, alliant modernité et préservation de son héritage culturel.
- Le Park Hyatt Tokyo, situé dans la tour du parc Shinjuku, a rouvert le 9 décembre 2025 après une rénovation de 19 mois.
- La rénovation, supervisée par le studio Jouin Manku, a modernisé les chambres, les suites et les espaces de restauration tout en conservant l’atmosphère emblématique de l’hôtel.
- L’hôtel a joué un rôle pionnier dans le développement des hôtels de luxe situés dans les gratte-ciel de Tokyo.
Le Park Hyatt Tokyo, inauguré en 1994, a marqué les esprits non seulement par son emplacement prestigieux au sommet de la tour du parc Shinjuku, conçue par l’architecte primé Kenzō Tange, mais aussi par son concept novateur. À une époque où la plupart des hôtels de luxe se trouvaient au centre-ville, le Park Hyatt a été l’un des premiers à s’installer dans les étages supérieurs d’un gratte-ciel, une tendance qui a ensuite inspiré d’autres établissements de renom tels que le Mandarin Oriental, Tokyo, l’Aman Tokyo et le The Ritz-Carlton, Tokyo.
Dès son ouverture, l’hôtel a attiré une clientèle internationale en quête d’une atmosphère à la fois chic et intimiste, tout en devenant un lieu de rendez-vous prisé des locaux pour ses restaurants et ses occasions spéciales. Mais c’est sans doute son apparition dans le film Lost in Translation de Sofia Coppola en 2003 qui a véritablement propulsé le Park Hyatt Tokyo au rang d’icône culturelle. Les scènes tournées au New York Bar, avec Bill Murray et Scarlett Johansson, sont restées gravées dans la mémoire collective, faisant de ce lieu un incontournable pour les cinéphiles et les voyageurs visitant Tokyo.
Face à l’évolution du tourisme au Japon et à l’augmentation de la demande pour des hébergements de luxe, le Park Hyatt Tokyo a fermé ses portes en mai 2024 pour entreprendre une rénovation ambitieuse. La question était de savoir comment moderniser un établissement aussi chargé d’histoire sans en effacer l’identité. Pendant 19 mois, les équipes du studio Jouin Manku, basé à Paris, ont travaillé à redonner un souffle nouveau à l’hôtel, tout en préservant son caractère unique.
« Il était important pour nous de peaufiner l’hôtel de manière réfléchie, et non de le réinventer, en veillant à ce qu’il reste actuel tout en restant fidèle à son caractère intemporel », a déclaré Fredrik Harfors, directeur général du Park Hyatt Tokyo. Son homologue, Sanjit Manku, copropriétaire du studio Jouin Manku, ajoute : « C’est comme un remake de film : la même histoire, réinterprétée par différentes générations. »
La rénovation a concerné l’ensemble des 171 chambres et suites, ainsi que les espaces de restauration et de réception. La palette de couleurs a été adoucie, le mobilier a été repensé pour offrir un confort optimal, et des matériaux naturels tels que le bois et la pierre ont été privilégiés. La bibliothèque, avec sa collection organisée de 2 000 livres, a également été rafraîchie. Le New York Grill a retrouvé ses peintures murales inspirées de New York, créées par Valério Adami, et propose à nouveau ses plats signature, tels que la salade César, les pétoncles poêlés d’Hokkaido et le cheesecake. Quant au New York Bar, il continue d’attirer les amateurs de jazz et de cocktails avec sa vue panoramique sur la ville.
Le restaurant Kozue, un incontournable depuis l’ouverture de l’hôtel en 1994, propose toujours une cuisine japonaise moderne et une vaste sélection de saké. Enfin, le nouveau Girandole par Alain Ducasse, une brasserie d’inspiration parisienne, offre une expérience culinaire raffinée tout au long de la journée.
Le Park Hyatt Tokyo a ainsi réussi le défi de se moderniser tout en conservant son âme. L’hôtel continue d’offrir à ses clients une expérience inoubliable, qu’ils soient de passage pour un séjour de luxe ou simplement pour un cocktail avec vue.