Publié le 2024-02-29 14:35:00. Le cinéma palestinien franchit une étape cruciale avec l’attribution de ses premières subventions, tandis que des œuvres marquantes explorent des thèmes allant de la résilience face à l’adversité à la mémoire des conflits du XXe siècle.
- L’Institut palestinien du cinéma a lancé son premier programme de financement pour soutenir la production cinématographique locale.
- Le documentaire « Yalla Parkour » suit des jeunes Palestiniens de Gaza qui trouvent dans le parkour un moyen d’expression et d’espoir.
- Le réalisateur Fatih Akin présente « Amrum », un film poignant sur les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale vus à travers les yeux d’un enfant.
L’Institut palestinien du cinéma (IPC), une institution relativement récente, a annoncé l’attribution de ses premières subventions, marquant un tournant pour le développement du cinéma palestinien. Selon Reem Shadid, de l’IPC, cette initiative représente une étape fondamentale pour l’avenir de la production cinématographique dans la région.
À l’autre bout de la Méditerranée, le documentaire « Yalla Parkour » a été présenté en avant-première en Suède. Réalisé par Areeb Zuaiter, ce film suit un groupe de jeunes hommes à Gaza qui pratiquent le parkour dans un environnement urbain dévasté par les conflits. Pour Ahmed Matar, l’un des protagonistes, le parkour est bien plus qu’un sport : c’est une échappatoire, une forme de résistance et un chemin vers la liberté. Il a d’ailleurs quitté Gaza pour s’installer à Stockholm. Comme l’explique Areeb Zuaiter, l’entraînement sur les ruines n’est pas seulement une question de survie immédiate, mais aussi une préparation pour un avenir meilleur.
Le réalisateur germano-turc Fatih Akin propose une plongée dans le passé avec son film « Amrum ». L’œuvre relate les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale (printemps 1945) à travers le regard d’un jeune garçon de 12 ans, membre de la jeunesse hitlérienne, qui tente de prendre soin de sa mère. « Amrum » explore les thèmes de la culpabilité, de la perte et de la survie dans un contexte historique complexe.
Enfin, l’écrivaine argentine Samanta Schweblin, autrice du recueil de nouvelles acclamé « Det goda onda » (« Le bon mauvais »), a été l’invitée de P1 Kultur à Stockholm. Lors d’une conversation avec Lina Kalmteg, Schweblin a évoqué son parcours personnel, notamment son expérience en thérapie, et la manière dont cela a influencé son écriture. Elle a confié avoir « arrêté de parler comme enfant », suggérant une transformation profonde dans sa relation au langage et à la réalité.
Dans le cadre de la série « Le philosophe de l’écrivain » diffusée sur OBS, la journaliste et auteure Eva-Lotta Hultén a analysé l’influence des romantiques du XIXe siècle sur l’œuvre de l’écrivaine suédoise Maria Gripe.
Responsable du programme : Lisa Bergström
Producteur : Henrik Arvidsson