Home International Pékin accuse les États-Unis de mener une cyber-campagne visant son réseau national de chronométrage

Pékin accuse les États-Unis de mener une cyber-campagne visant son réseau national de chronométrage

0 comments 68 views

Publié le 2024-01-26 10:30:00. L’agence de renseignement chinoise a accusé la NSA américaine de cyberespionnage, alléguant une attaque sophistiquée visant son système de référence temporelle nationale. Cette opération aurait pu compromettre des secteurs cruciaux de l’économie et de la défense chinoises.

  • La Chine accuse la NSA d’avoir piraté son service horaire national depuis 2022.
  • L’objectif présumé : prendre le contrôle de ce système, essentiel pour les télécommunications, la finance et la défense.
  • La NSA a refusé de confirmer ou d’infirmer ces allégations.

Le ministère de la Sécurité d’État chinois a détaillé une opération qui aurait débuté en 2022. Selon Pékin, la NSA aurait exploité une faille dans la messagerie texte pour infecter les téléphones portables d’employés du Centre national des services horaires. Par la suite, des identifiants volés auraient permis d’accéder aux serveurs et d’y implanter des outils secrets. Les enquêteurs chinois affirment avoir découvert 42 « armes de cyberattaque spécialisées » destinées à saboter le système.

La manipulation du système horaire national, s’il s’avérait qu’elle ait eu lieu, aurait pu avoir des conséquences désastreuses. Les experts évoquent des perturbations potentielles des transactions financières, des communications et de la synchronisation des satellites à travers la Chine. Le ministère chinois a déclaré avoir déjoué cette opération en coupant la chaîne d’attaque et en renforçant ses défenses.

Dans une réaction laconique, la NSA a indiqué : « Nous ne confirmons ni ne démentons les allégations des médias concernant nos opérations. Notre objectif principal est de contrer les activités étrangères malveillantes qui ciblent constamment les intérêts américains, et nous continuerons à nous défendre contre les adversaires qui souhaitent nous menacer ».

Cette accusation chinoise s’inscrit dans un contexte de tensions numériques croissantes entre les deux superpuissances. Pékin dénonce depuis des années ce qu’il qualifie de « cyberhégémonie » américaine, affirmant que les États-Unis mènent des opérations de piratage contre la Chine et à l’échelle mondiale. L’ambassade américaine à Pékin a d’ailleurs qualifié la Chine de « cyber-menace la plus active et la plus persistante pour le gouvernement américain, le secteur privé et les réseaux d’infrastructures critiques ».

Les accusations de cyberactivité parrainée par l’État sont récurrentes entre la Chine et les États-Unis. Des entreprises américaines de cybersécurité ont attribué à plusieurs reprises des campagnes massives de vol de données à des groupes liés à l’État chinois, citant notamment la violation de Microsoft Sharepoint et l’opération « Salt Typhoon ». En avril dernier, les autorités chinoises avaient déjà accusé la NSA de mener des attaques contre des réseaux liés aux Jeux asiatiques d’hiver.

La Chine affirme avoir contré cette opération, mais la déclaration de Pékin dénonce une tendance plus large : au cours des dernières années, les États-Unis auraient poursuivi leur « cyberhégémonie », lançant des opérations de piratage informatique contre la Chine et à travers le monde.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.