Un accord historique entre Israël et le Hamas, négocié sous l’égide du président américain Donald Trump, a été annoncé mercredi, ouvrant la voie à une désescalade significative du conflit à Gaza. Cette première phase du plan de paix, saluée comme un pas crucial vers la fin d’une guerre dévastatrice, prévoit notamment la libération de tous les otages israéliens restants et le retrait des forces israéliennes.
Selon les termes de cet accord préliminaire, la libération de tous les otages israéliens marquerait le début d’une nouvelle étape. Dans la foulée, Israël s’engagerait à libérer 250 Palestiniens, dont certains purgent des peines à perpétuité dans les prisons israéliennes, ainsi que 1 700 Gazaouis détenus depuis le début des combats. Ce processus vise à apaiser les tensions après des mois de négociations ardues et de quasi-accords, redonnant un espoir tangible de résolution après une guerre déclenchée par l’attaque du Hamas il y a deux ans.
L’annonce de cet accord a suscité un profond soulagement et une joie palpable, tant en Israël qu’en Palestine. Des célébrations ont éclaté, y compris parmi les Israéliens et les Palestiniens qui avaient veillé tardivement pour suivre les progrès des pourparlers médiatisés à Charm el-Cheikh, en Égypte. Donald Trump, s’exprimant depuis le réseau Truth Social, a qualifié cette journée de « GRAND jour pour le monde arabe et musulman, pour Israël, pour toutes les nations environnantes et pour les États-Unis d’Amérique », qualifiant cet accord de « premiers pas vers une paix forte, durable et éternelle ».
Cependant, il est important de souligner que cet accord ne représente que la première phase d’un plan de paix plus large en 20 points. Des questions épineuses demeurent en suspens, notamment le désarmement du Hamas, condition sine qua non, selon le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, pour la fin de l’offensive à Gaza, ainsi que la gouvernance post-conflit du territoire palestinien. La Maison Blanche a exprimé l’espoir que la mise en œuvre réussie de cette première étape insufflera la dynamique nécessaire pour aborder ces défis complexes.
Dans l’immédiat, Israël se prépare activement à accueillir les premiers otages survivants, le plan prévoyant également le rapatriement des dépouilles des otages décédés. Le retour du premier groupe est attendu dès samedi. Les spéculations allaient bon train mercredi soir quant à une possible présence du président Trump, figure déjà considérée comme un héros par de nombreuses familles d’otages israéliennes, lors de cet événement.
La guerre, déclenchée par l’attaque du 7 octobre 2023, a eu des répercussions majeures sur l’équilibre stratégique du Moyen-Orient, catalysant des tensions avec le Hezbollah au Liban et l’Iran, tout en renforçant la puissance militaire israélienne dans la région. Néanmoins, cet conflit a également conduit à un isolement international sans précédent pour l’État hébreu. Gaza, quant à elle, porte les stigmates d’une guerre aérienne d’une intensité rarement vue depuis la Seconde Guerre mondiale, avec un bilan dévastateur selon le ministère de la Santé de Gaza, faisant état de plus de 67 000 Palestiniens décédés, dont plus de 20 000 enfants.