Home Divertissement Pied Piper review – beatbox rewrite of the rat-infested fairytale | Stage

Pied Piper review – beatbox rewrite of the rat-infested fairytale | Stage

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Une nouvelle adaptation musicale du conte du Joueur de flûte, cette fois-ci rythmée par le beatbox, est actuellement en tournée au Royaume-Uni, mais peine à trouver son souffle dramatique malgré ses intentions louables.

Ce n’est pas la première fois que la légende allemande du Joueur de flûte est revisitée par le hip-hop. En 2007, la compagnie de danse Boy Blue avait déjà remporté un Olivier Award pour sa propre interprétation, où une véritable invasion de rats s’était déchaînée sur des chorégraphies de rue endiablées. La version actuelle, portée par le compositeur, auteur et interprète Conrad Murray, qui incarne également le Joueur de flûte, mise sur le beatbox et l’implication du public – préparez vos hi-hats ! – ainsi que sur des messages d’amitié, de liberté et de la puissance de la musique.

La pièce se déroule à Hamelin, où le maire, également propriétaire d’une usine de tartes infestée de rats, exploite ses employés en leur accordant seulement sept minutes de pause déjeuner. L’intrigue secondaire suit la fille du maire, qui rêve de chanter mais manque de confiance en elle (ironiquement, elle chante beaucoup), et une collègue d’usine confrontée à une crise existentielle qui la mène au bord du désespoir – bien que les paroles ne soient pas toujours claires, ce qui affaiblit l’intention de Murray de dépeindre une lutte des classes au-delà du simple problème de nuisibles.

Si l’énergie et la sincérité des interprètes sont indéniables, notamment celle du beatboxer Alex “Apollo” Hardie et son impressionnante palette de sons percussifs, le spectacle souffre d’un manque de tension dramatique. Les révélations majeures – une tarte pleine de rats, l’enlèvement des enfants de la ville – passent comme de simples notes de musique. Il est déjà un défi de composer une partition avec seulement sept voix et aucun accompagnement musical, et bien que l’on puisse saluer l’effort de Murray, les arrangements sonnent parfois vides, les harmonies ne sont pas toujours justes et les interprètes, constamment en mouvement pour dynamiser la scène, semblent parfois essoufflés.

Le Joueur de flûte est une idée intéressante, interprétée avec enthousiasme, qui contient les germes d’un potentiel plus grand, mais qui n’a pas encore pleinement éclos. Le spectacle est présenté au Derby Theatre jusqu’au 22 février et est ensuite en tournée.

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