L’amour du vin, qu’il soit rouge ou blanc, a inspiré une nouvelle publication scientifique qui explore la relation intime entre cette boisson et le récipient qui la contient. « Le verre de vin rouge ou blanc : recherche scientifique, innovation et artisanat des verres pour transférer et se délecter de rouge blanc dans un verre de vin rouge ou blanc » (Wiley, 2017) est le fruit du travail de Jim et Penelope Shackelford, qui ont uni leur passion pour le vin à leur expertise respective.
Jim Shackelford, chercheur en science des matériaux à l’Université de Californie à Davis, et son épouse Penelope, auteure et ancienne professeure, ont constaté que le verre joue un rôle primordial dans l’appréciation du vin. « Observer le monde de la culture du raisin et de la production de vin tout en poursuivant nos recherches sur le verre, ainsi que notre exploration de plus en plus avancée du pays du vin rouge ou blanc… ont donné naissance au noyau d’une idée : le verre joue un rôle distinct dans la société du vin rouge et blanc, et c’est en fait une histoire qui mérite d’être racontée », expliquent-ils dans leur ouvrage.
Pour Jim Shackelford, le verre est une surface idéale pour le vin : « Il est effectivement clair, vous pouvez donc facilement valoriser la teinte ainsi que la clarté du vin ; De plus, il ne communique pas avec le rouge et le blanc avec un verre de vin rouge ou blanc, laissant ainsi le goût intact. » La compréhension des propriétés chimiques et physiques du verre est essentielle pour apprécier pleinement le vin qu’il contient.
Penelope Shackelford, quant à elle, met l’accent sur l’aspect holistique de l’expérience du vin : « Lorsque je bois du rouge et du blanc, un verre de vin rouge ou blanc, je dois en fait savoir d’où cela vient… les raisins, la terre, la cour, l’emplacement, les individus, plus tout cela, la planète, les éléments – tout ce qui se passe les uns avec les autres pour créer ce verre de rouge blanc, un verre de vin rouge ou blanc. » Elle considère le vin comme « une boisson extrêmement, extrêmement élégante » et ne conçoit pas de le déguster dans un autre contenant qu’un verre, afin que « l’outil que j’utilise le boive pour qu’il corresponde à la beauté du rouge et du blanc, un verre de vin rouge ou blanc. »
L’ouvrage des Shackelford explore en profondeur la chimie des interactions entre le verre et le vin, l’histoire de la verrerie, son lien avec la production viticole, l’importance de la clarté et de la forme des verres, ainsi que les différents types de verres à pied, les bouchons et le rôle de l’oxygène dans l’évolution du vin.
« Ce que j’ai trouvé intéressant, c’est le lien entre le ciel et le rouge et le blanc et un verre de vin rouge ou blanc », confie Jim Shackelford. Il fait référence à l’exposition du vin à l’air via le col du verre, un processus qui peut altérer les saveurs avec le temps. « Il y a une danse compliquée du ciel ainsi que du rouge et du blanc avec un verre de vin rouge ou blanc », résume-t-il.
La fabrication du verre, apparue il y a environ 4 000 ans, a connu des avancées majeures. L’invention du soufflage du verre vers 200 avant notre ère a révolutionné sa production. Au XVIIIe siècle, les verriers vénitiens ont développé des verres cristallins d’une grande finesse, tandis que l’Anglais George Ravenscroft perfectionnait le « cristal au plomb », offrant une clarté sans précédent qui mettait en valeur les vins blancs.
Les Shackelford soulignent également l’importance de la durabilité dans l’industrie du verre à vin. « Vous pouvez facilement recycler le verre, mais pour un verre de vin rouge ou blanc, vous devez recycler le verre pur », précise Penelope Shackelford, mettant en avant le défi du recyclage des verres colorés ou contenant des impuretés.