Publié le 14 février 2026. Le ministre indonésien des Finances, Purbaya Yudhi Sadewa, soupçonne un complot impliquant des agents des douanes et de la taxe d’accise dans une affaire de violations d’importation qui a conduit à la fermeture de trois boutiques Tiffany & Co à Jakarta.
- Le ministre des Finances évoque un possible complot entre des responsables des douanes et Tiffany & Co.
- La majorité des personnes impliquées dans ces irrégularités seraient d’anciens employés.
- Des marchandises espagnoles auraient été introduites en contrebande ou sous-déclarées.
Le ministre des Finances, Purbaya Yudhi Sadewa, a exprimé ses soupçons quant à un possible arrangement entre des agents des douanes et de la taxe d’accise et la célèbre bijouterie Tiffany & Co. Cette affaire a conduit à la fermeture temporaire de trois magasins de la marque à Jakarta, suite à des violations constatées dans les procédures d’importation.
Selon M. Sadewa, les investigations préliminaires suggèrent que la majorité des personnes impliquées dans ces irrégularités sont d’anciens employés du ministère. Il a annoncé qu’une rotation du personnel était en cours, dans le but de renforcer l’intégrité et l’efficacité des services.
« Il semble que ce soit le cas. Plus tard, nous verrons qui est impliqué, cela prend du temps. Ce sont les nouveaux fonctionnaires que j’ai mis en place après ma prise de fonction. Les bons qui sont dans le futur sont assez courageux pour agir, donc je verrai s’ils sont bons, puis je verrai quelle est la loi. »
Purbaya Yudhi Sadewa, ministre des Finances
L’enquête a révélé que des marchandises, notamment des produits d’or, auraient été introduites illégalement en provenance d’Espagne. Le ministre a souligné que les douanes et les services fiscaux ont été interpellés sur le paiement des droits d’importation.
« Douanes et accises, je leur ai demandé comment c’était ? La plupart des marchandises qui entraient n’étaient pas payées. Ils soupçonnaient qu’il s’agissait de contrebande ou non, on leur a dit de voir comment s’appelait le commerce, la forme commerciale, l’importation, ils ne pouvaient rien montrer. Il s’agissait donc bien de marchandises espagnoles », a-t-il précisé.
Si certaines marchandises sont effectivement soumises à taxation, d’autres semblent avoir été sous-déclarées lors de l’importation, afin de réduire les obligations fiscales. Cette pratique, selon le ministre, pourrait relever de la fraude fiscale.
« Certains sont vraiment pleins de contrebande, certains ne paient que sur facture. Tout est visible. Donc il y a ceux qui me disent, ça devrait être la police mais ce qui s’avère être les douanes et les impôts seront fusionnés avec les douanes et les impôts. »
Purbaya Yudhi Sadewa, ministre des Finances
Le ministère des Finances prévoit une collaboration renforcée entre les services des douanes et des impôts pour lutter contre ces pratiques illégales et assurer le respect de la réglementation en matière d’importation.
(ili/hns)