Home International « Quand je passe le contrôle des passeports en Irlande, ils me disent bienvenue chez moi » – The Irish Times

« Quand je passe le contrôle des passeports en Irlande, ils me disent bienvenue chez moi » – The Irish Times

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Publié le 21 février 2026 à 06h21. Avec « Si j’avais des jambes, je te donnerais un coup de pied », Rose Byrne livre une performance intense et nuancée qui la propulse au rang des actrices les plus prometteuses de sa génération, et lui vaut une reconnaissance croissante à l’approche de la saison des prix.

  • Le nouveau film de Mary Bronstein, décrit comme particulièrement anxiogène, a tenu l’actrice Rose Byrne éveillée pendant deux nuits.
  • Byrne est saluée pour sa performance dans ce rôle exigeant, qui lui a valu des prix aux Golden Globes et la place parmi les favorites pour l’Oscar de la meilleure actrice.
  • Le film explore des thèmes existentiels et mélange les genres avec une audace qui a captivé la critique et le public.

Rose Byrne est au sommet de sa carrière. Son interprétation de Linda, une thérapeute et mère de famille submergée par les défis de la vie quotidienne, dans le film « Si j’avais des jambes, je te donnerais un coup de pied » de Mary Bronstein, suscite l’enthousiasme. Le film, qui plonge le spectateur dans un état d’anxiété permanente, a marqué l’actrice australienne au point de perturber son sommeil.

« Le film est encore en train de se dérouler pour moi », a confié Byrne. « Cela ne m’est jamais arrivé auparavant. C’est pourquoi c’est si génial de le voir avec un public. J’apprends sans cesse de nouvelles choses à ce sujet. »

Ce long métrage, le deuxième de Bronstein après « Yeast » (2008), acclamé par la critique, se distingue par son approche sensorielle intense et son exploration des limites de la panique. Le réalisateur, dont le mari, Ron Bronstein, est co-scénariste du film « Marty Suprême » (nommé aux Oscars), propose une œuvre qui défie les conventions narratives et explore des thèmes profonds avec une originalité déconcertante.

Byrne décrit le scénario comme « incendiaire » et souligne sa capacité à « défier les genres ». Elle y voit un mélange audacieux de beauté, d’influences lynchiennes, de thèmes existentiels et d’éléments d’horreur et de comédie. « Il y a une séquence où un hamster est décrit comme Jack Nicholson dans « Shining » frappant à travers le mur », illustre-t-elle, soulignant l’étrangeté et la richesse du film.

La performance de Byrne a été particulièrement remarquée, lui valant des prix aux Golden Globes (meilleure actrice dans une comédie musicale ou une comédie) et la plaçant en lice pour l’Oscar de la meilleure actrice, où elle est considérée comme la principale rivale de Jessie Buckley. Les critiques semblent avoir redécouvert l’étendue de son talent.

L’actrice a également reçu l’Ours d’argent de la meilleure actrice au Festival international du film de Berlin, rejoignant ainsi une prestigieuse liste de lauréates incluant Gena Rowlands et Nicole Kidman.

« J’étais tellement émue de remporter l’Ours d’argent », a déclaré Byrne. « Honnêtement, je n’arrivais pas à y croire. Je ne connais pas très bien ce monde, donc je me suis sentie très sans voix quand c’est arrivé. »

Byrne a déjà remporté la Coupe Volpi de la meilleure actrice au Festival international du film de Venise en 2001, pour son rôle dans le drame australien « The Goddess of 1967 ». Elle a su construire une carrière solide et diversifiée au fil des ans.

La production du film, tournée en moins d’un mois, a exigé une intensité émotionnelle constante de la part de toute l’équipe, incluant A$AP Rocky, Christian Slater et Conan O’Brien. Byrne souligne l’importance de l’énergie collective et de la méthode de travail pour parvenir à un résultat aussi percutant.

« Mon adrénaline était tellement forte en faisant ce film », a-t-elle expliqué. « C’était très rapide et c’était un numéro de haute voltige. Il s’agissait simplement de trouver la comédie, de trouver la nuance, de trouver l’horreur. »

Le film se distingue par son réalisme cru et son exploration des angoisses de la vie moderne. Le nom de la fille de Linda n’est jamais révélé, et son visage n’apparaît que dans la scène finale. L’effondrement du plafond de la maison familiale symbolise la fragilité de l’existence et la nécessité de s’adapter aux changements.

Byrne, mariée à Bobby Cannavale depuis 2012, et mère de deux enfants, puise dans sa propre expérience familiale pour incarner son personnage. « Je suis plutôt ancrée. J’ai deux jeunes enfants, et ils sont très ancrés. Prendre soin d’eux après une longue journée aide. Mais c’était pour le moins désorientant, quand nous avons terminé ce film. C’était étrangement choquant. Comme un accident de voiture. »

L’actrice a également évoqué son attachement à ses racines australiennes. « Être Australienne fait partie intégrante de mon identité », a-t-elle déclaré. « Et en Irlande, j’ai l’impression d’être accueillie comme à la maison. »

Après des débuts prometteurs dans des films comme « Troy » (2004), Byrne a su naviguer entre les productions hollywoodiennes à gros budget (« Peter Rabbit », « Star Wars : Insidious ») et des rôles plus exigeants dans des séries télévisées acclamées (« Damages »). Elle a toujours cherché à explorer des personnages complexes et à repousser ses limites.

« J’ai eu tellement de chance », a-t-elle affirmé. « Parmi mes premiers mentors se trouvait Paul Feig, qui vénère les femmes dans la comédie. »

« Si j’avais des jambes, je te donnerais un coup de pied » sortira en salles le 20 février.

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