L’ONU à la croisée des chemins : défis majeurs et appels à l’action face aux crises mondiales
La 80ème session ordinaire des Nations Unies s’est achevée le 8 septembre 2026, marquant le début d’une période cruciale pour l’organisation. Avec pour thème « Mieux ensemble : 80 ans et plus pour la paix, le développement et les droits de l’homme », l’ONU est appelée à jouer un rôle central dans la résolution des conflits pressants qui menacent la stabilité internationale. L’Ukraine, Gaza, le Soudan, Haïti, le Myanmar, le Yémen et la Libye figurent parmi les théâtres de crise nécessitant une attention immédiate.
La guerre en Ukraine, déclenchée par l’invasion russe en février 2022, continue de causer d’innombrables pertes humaines, tant militaires que civiles. Les tentatives antérieures, notamment celles du président Donald Trump, n’ont pas réussi à apaiser le conflit, laissant Vladimir Poutine enhardi dans son expansionnisme. La récente violation de l’espace aérien estonien par des drones russes, ainsi que la présence accrue de l’OTAN aux frontières, témoignent de la tension persistante. Il est indéniable que le président russe, obsédé par la recréation d’un empire russe et déplorant la dissolution de l’Union soviétique en 1991, a délibérément orchestré une série d’actions, débutant par les annexions de la Géorgie et de la Crimée en 2008 et 2014, avant d’envahir l’Ukraine. Les pays baltes pourraient être les prochaines cibles de cette ambition. La communauté internationale observe avec inquiétude la stratégie de M. Poutine, qui semble convaincu de pouvoir triompher en Ukraine avec des conséquences minimes. L’ONU doit impérativement exiger un cessez-le-feu et l’ouverture de négociations entre la Russie et l’Ukraine.
Parallèlement, la question nucléaire iranienne demeure une préoccupation majeure. Le refus persistant de l’Iran de se soumettre aux inspections de l’ONU et de reprendre les pourparlers avec les États-Unis a conduit à la réimposition de sanctions le 28 septembre, après leur levée en 2015. Face à une attitude toujours plus provocatrice de Téhéran, les sanctions dites « snap-back » incluent un embargo sur les armes et une interdiction des essais et transferts de missiles balistiques. L’Iran semble vouloir acquérir la capacité de développer des armes nucléaires, une perspective qui représenterait une menace existentielle pour Israël, un pays que l’Iran souhaite anéantir, ainsi que pour l’ensemble de la région.
Au-delà de ses ambitions nucléaires, l’Iran est un sponsor notoire du terrorisme. Par l’intermédiaire de ses mandataires tels que le Hezbollah, le Hamas et les Houthis, Téhéran œuvre à la déstabilisation de la région. Le 17 septembre, le département d’État américain a désigné trois milices irakiennes alignées sur l’Iran comme organisations terroristes, responsables d’attaques contre l’ambassade américaine à Bagdad et contre des bases abritant des forces américaines et canadiennes. La situation des droits de l’homme en Iran est également alarmante. Les manifestations déclenchées par les élections présidentielles de 2009 et le meurtre de Mahsa Amini en 2022 par la police des mœurs ont été brutalement réprimées par le régime théocratique. Des arrestations et des exécutions massives ont eu lieu, témoignant de la fragilité et de la corruption d’un pouvoir menacé par la soif de justice et de liberté de son peuple.
Dans le sud, la priorité est de garantir l’approvisionnement en nourriture et en eau pour la population de Gaza, tout en œuvrant à la fin du conflit. L’offensive israélienne fait suite aux attaques du Hamas le 7 octobre, qui ont causé la mort d’environ 1 200 personnes, majoritairement des civils, et la prise de 251 otages. Cette journée a été la plus meurtrière pour Israël depuis sa création. Il est essentiel de rappeler que le Hamas est une organisation terroriste étroitement liée à l’Iran, qui lui fournit les armes et le soutien nécessaires à ses actes de violence.
La situation en mer de Chine méridionale est une autre source de tension potentielle, avec des risques d’escalade rapide entre la Chine et les Philippines. Curieusement, une décision de 2016 d’un tribunal d’arbitrage soutenu par l’ONU a invalidé les revendications territoriales étendues de la Chine, se prononçant massivement en faveur des Philippines. Cette décision, jugée définitive et contraignante, reste cependant contestée par la Chine.
Ces conflits ne sont qu’un aperçu des défis sécuritaires auxquels l’ONU doit faire face. Les guerres et les troubles au Myanmar, au Soudan, au Yémen, en Haïti et en Libye exigent également une action concertée et immédiate. C’est la mission fondamentale des Nations Unies.