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Quelles sont les bactéries qui ont survécu à un voyage dans l’espace et sont revenus prêts à protéger la santé

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Publié le 2025-10-06 18:08:00. Des chercheurs australiens ont démontré pour la première fois qu’une bactérie essentielle à la santé humaine, *Bacillus subtilis*, peut survivre aux conditions extrêmes d’un lancement spatial. Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives pour le maintien de la santé des astronautes lors de missions de longue durée, notamment vers Mars.

  • Une bactérie vitale pour l’organisme humain, *Bacillus subtilis*, a prouvé sa capacité à résister aux rigueurs d’un lancement spatial.
  • Cette étude, publiée dans la revue *npj Microgravity*, est cruciale pour le développement de futurs systèmes de support de vie dans l’espace.
  • Les spores de cette bactérie ont conservé leur intégrité structurelle et leur potentiel de reproduction après avoir subi des accélérations, une microgravité et des décélérations intenses.

Dans la perspective des longues explorations spatiales, comme celles prévues vers Mars, la préservation de la santé humaine est un enjeu majeur. Les micro-organismes tels que *Bacillus subtilis*, qui jouent un rôle clé dans des fonctions vitales comme l’immunité, la digestion et la circulation sanguine, pourraient être menacés par les conditions extrêmes des décollages et des voyages spatiaux. Cependant, une équipe de chercheurs de l’université RMIT en Australie a apporté la preuve que cette bactérie commune peut non seulement survivre, mais aussi prospérer face à ces défis.

Les scientifiques ont mené une expérience en soumettant des spores de *Bacillus subtilis* à des conditions similaires à celles rencontrées lors d’un vol suborbital. Les échantillons ont été embarqués à bord d’une fusée lancée depuis la Suède, où ils ont expérimenté des accélérations atteignant 13 fois la gravité terrestre, suivies de plus de six minutes de microgravité à une altitude de 260 kilomètres. Le retour a également été marqué par des décélérations rapides lors de la rentrée atmosphérique. Après récupération, les spores ont été analysées en laboratoire. Les résultats, publiés dans la revue *npj Microgravity*, ont révélé que la structure et la capacité de reproduction des spores étaient restées intactes, démontrant une remarquable résilience.

« Nos recherches ont montré qu’un type important de bactéries pour notre santé peut soutenir des changements rapides de gravité, d’accélération et de décélération », a précisé Elena Ivanova, chercheuse en biophysique et nanotechnologie à la RMIT. Cette découverte est prometteuse pour le développement de « kits microbiens » capables d’accompagner les astronautes, contribuant ainsi à leur bien-être physique et mental lors de missions interplanétaires prolongées.

Avant cette étude, une préoccupation majeure concernait la capacité de survie de ces micro-organismes essentiels face aux forces intenses du lancement. La *Bacillus subtilis* est connue pour sa capacité à former des spores, des structures de résistance qui protègent son ADN des environnements hostiles. L’expérience a confirmé que ces spores sont suffisamment robustes pour supporter les rigueurs du voyage spatial initial, un élément clé pour envisager des écosystèmes microbiens stables à bord des vaisseaux spatiaux et sur d’autres planètes.

Gail Iles, experte en sciences spatiales à la RMIT et co-auteure de l’étude, a souligné l’importance de ces travaux : « Cette recherche améliore notre compréhension de la façon dont la vie peut soutenir les conditions hostiles, fournissant des informations précieuses pour les futures missions vers Mars et au-delà. » L’équipe de recherche recommande toutefois de reproduire l’expérience avec d’autres espèces bactériennes et sur des vols de plus longue durée afin d’obtenir une image plus complète de la résilience microbienne dans l’espace.

Ces recherches ouvrent la voie à de nouvelles applications potentielles, allant au-delà de la simple exploration spatiale. « Les applications potentielles de cette recherche vont bien au-delà de l’exploration spatiale », a ajouté Elena Ivanova. La compréhension approfondie de la résistance microbienne pourrait également inspirer de nouvelles avancées en biotechnologie et en médecine. Comme l’a conclu le scientifique Ileles, « une plus grande connaissance de la résistance microbienne peut ouvrir de nouvelles possibilités pour découvrir la vie sur d’autres planètes. »

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