Publié le 30 octobre 2025, 12:53:00. Six ans après le début de sa reconstruction, les Canadiens de Montréal présentent un alignement prometteur, mais la patience reste de mise pour juger des fruits du travail de la direction et du personnel d’entraîneurs.
- La reconstruction du Tricolore progresse, avec un ajout significatif de talent et de profondeur depuis l’ère Bergevin.
- L’organisation est à la recherche d’un deuxième centre de qualité, une priorité gérée avec patience par la direction.
- Malgré des erreurs inévitables, les décisions prises par la direction actuelle portent leurs fruits, inspirant un optimisme prudent chez les partisans.
Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur la saison 2025-2026 des Canadiens de Montréal, mais plusieurs observations peuvent être faites sur l’état actuel de l’équipe. La reconstruction, entamée il y a six ans, incluant les dernières années de Marc Bergevin, semble porter ses fruits. Les décisions judicieuses en matière d’échanges et de repêchage, tant sous l’ancienne administration que sous celle de Jeff Gorton et Kent Hughes, ont considérablement renforcé l’effectif.
L’alignement actuel est considéré par certains comme le plus dynamique vu à Montréal depuis l’époque de la dynastie des années 1970. Bien que des comparaisons directes avec cette ère soient irréalistes en raison de la parité actuelle dans la LNH, un sentiment d’effervescence anime les partisans. L’équipe, la plus jeune de la ligue, connaîtra sans doute des hauts et des bas, mais une amélioration globale par rapport à la saison précédente est attendue. Chaque jeune joueur, y compris l’entraîneur Martin St. Louis et le directeur général Kent Hughes, est en pleine courbe de développement, à l’image de Juraj Slafkovsky.
L’expérience et la vision de Jeff Gorton, président des opérations hockey, et de Kent Hughes, directeur général, apportent une profondeur et un talent considérables. Leur entente de cinq ans témoigne de la confiance de l’organisation en leur duo. Capables d’évaluer le talent avec justesse, ils accumulent les prospects, qu’ils convertiront à terme en joueurs établis ou en choix de repêchage pour assurer la pérennité du projet. La recherche d’un deuxième centre de qualité est une priorité, gérée avec la patience et la prévoyance nécessaires, à l’instar de décisions passées ayant marqué l’histoire de la LNH.
Il est indéniable que la direction a commis des erreurs, mais la règle d’or dans le sport veut que les meilleurs gestionnaires prennent plus de bonnes décisions que de mauvaises. Les réalisations de légendes comme Sam Pollock, qui a su bâtir une puissance malgré quelques décisions controversées, servent d’exemple. Aujourd’hui, Montréal retrouve une identité et un chemin qui rappellent ces grandes époques.
« Il ne faut jamais applaudir un marathonien avant la fin de la course. »
Père de l’auteur (citation rapportée)
Cette sagesse populaire s’applique parfaitement à la situation actuelle des Canadiens. Il est important de ne pas s’enflammer outre mesure lors des victoires, ni de sombrer dans le pessimisme lors des défaites. La saison est encore longue, un véritable marathon qui permettra de voir le chef-d’œuvre se peindre progressivement au cours des deux ou trois prochaines années.
Dans ce contexte, plusieurs dossiers méritent une observation attentive. Les échanges impliquant Zach Buldoc et Logan Mailloux, ainsi que le sort de joueurs comme Patrik Laine et Kirby Dach, sont encore sujets à interprétation. La blessure subie par le défenseur David Reinbacher, malgré les critiques initiales, pourrait s’avérer une bénédiction déguisée, lui offrant le temps nécessaire à une réadaptation complète. Concernant Arber Xhekaj, un défenseur atypique, il faut faire preuve de patience, compte tenu de son parcours de développement atypique. Son potentiel, s’il est bien exploité, pourrait le mener à devenir un défenseur de grand calibre.
Les difficultés rencontrées par le gardien Sam Montembeault en début de saison pourraient s’expliquer par une blessure à l’aine contractée lors des séries éliminatoires précédentes, ayant perturbé son entraînement estival. Un repos bien mérité pourrait l’aider à retrouver sa confiance. Enfin, l’auteur adresse ses félicitations à Tony Marinaro et au Sick Podcast pour leur travail perspicace et engageant.