Chaque année, quelque 40 000 étrangers obtiennent la nationalité suisse. Mais cette intégration varie considérablement d’une région à l’autre, selon une analyse de données officielles menée par la plateforme d’information 20 Minutes. Où les passeports suisses sont-ils délivrés le plus et le moins fréquemment ?
Au niveau cantonal, les régions les plus cosmopolites se distinguent. Genève affiche le taux de naturalisation le plus élevé, atteignant 2,84 % des personnes éligibles. Zurich suit avec 2,16 %, puis Vaud avec 1,95 %, Zoug avec 1,88 %, Berne avec 1,79 % et Bâle-Ville avec 1,74 %.
À l’inverse, certains cantons naturalisent moins de 1 % de leurs résidents étrangers éligibles. Il s’agit notamment du Jura (0,44 %), de Neuchâtel (0,63 %), de Nidwald (0,65 %), ainsi que du Valais et d’Obwald (0,8 % chacun).
L’analyse descend ensuite au niveau municipal pour dresser le palmarès des communautés les plus accueillantes. Les chances d’obtenir la citoyenneté suisse sont particulièrement élevées à Provence (Vaud), où le taux atteint 13,8 % des éligibles, et à Schupfart (Argovie), avec 13,6 %. Suivent Jussy (Genève) à 10,6 %, Boltigen (Berne) à 9,8 %, Flühli (Lucerne) à 9,1 % et Silenen (Uri) à 8,5 %.
Pour ceux qui aspirent à devenir Suisses, il semble plus judicieux d’éviter certaines communes du Jura, où plusieurs localités comme Haute-Ajoie, Bure et Courtedoux présentent un taux de naturalisation de zéro pour cent. Ce même taux nul est observé dans le Valais, à Bourg-Saint-Pierre et Hérémence, ainsi qu’à Bergün et Sils dans les Grisons. Ces chiffres reflètent soit une absence de résidents étrangers dans ces communes, soit une politique de naturalisation extrêmement restrictive.