Home Sports Quels sont les norovirus qui ont gâché le match olympique entre Finlandais et Canadiens

Quels sont les norovirus qui ont gâché le match olympique entre Finlandais et Canadiens

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Publié le 12 février 2024 16:44:00. Le norovirus, responsable de violentes gastro-entérites, circule activement en République tchèque, notamment dans les collectivités. Si la maladie est généralement bénigne, elle peut s’avérer dangereuse pour les jeunes enfants et les personnes âgées, en raison du risque de déshydratation.

  • Le norovirus provoque vomissements, diarrhée, fièvre et douleurs abdominales.
  • La déshydratation est la principale complication, nécessitant parfois une hospitalisation pour réhydratation.
  • Un vaccin est en développement, avec deux pistes prometteuses : un vaccin à ARNm injectable et des capsules orales.

Le norovirus, un virus très contagieux causant des gastro-entérites virales, est actuellement en circulation en République tchèque. Sa propagation rapide, notamment dans les lieux de rassemblement, suscite l’attention des autorités sanitaires. Selon le vice-président de la Société tchèque de vaccinologie, Roman Prymula, la période d’incubation est particulièrement courte, ne durant que de 12 à 48 heures. Cette rapidité favorise sa dissémination, en particulier dans des environnements confinés comme un village olympique.

Les symptômes typiques incluent des vomissements, de la diarrhée, de la fièvre et des douleurs abdominales. « Le patient ressent une perte d’appétit et des douleurs abdominales, ou peut même avoir des convulsions. Pendant la diarrhée, une personne perd des liquides et des minéraux. C’est le principal problème qui peut mettre en danger la santé du patient, et c’est pourquoi certains patients doivent être hospitalisés et reconstituer leurs liquides avec une solution pour perfusion », explique Roman Prymula.

Bien qu’il n’existe pas de traitement spécifique contre le norovirus, la prévention de la déshydratation est cruciale. La maladie disparaît généralement d’elle-même en quelques jours, parfois même en moins de 48 heures après l’apparition des premiers symptômes.

Le norovirus est particulièrement présent en hiver, selon Petr Smejkal de l’Institut de médecine clinique et expérimentale. « On le retrouve le plus souvent dans les maisons de retraite, les hôpitaux, les crèches et les écoles, ou partout où un grand nombre de personnes partagent la même salle à manger ou les mêmes toilettes », précise-t-il.

Les statistiques officielles font état de plusieurs milliers de cas d’infection à norovirus chaque année en République tchèque. Cependant, ce chiffre est probablement sous-estimé, car de nombreux adultes ne consultent pas de médecin et se soignent eux-mêmes à domicile. L’hospitalisation est particulièrement recommandée pour les personnes de plus de 65 ans et les enfants de moins de cinq ans.

Les décès liés aux complications du norovirus sont rares en République tchèque. « Je pense que les conditions critiques peuvent inquiéter davantage les personnes âgées, car elles ne se rendent parfois pas compte qu’elles sont déshydratées. Lorsqu’elles reçoivent de l’aide, il peut être trop tard. Chez les enfants, la déshydratation est remarquée par leurs parents et ils reçoivent rapidement des soins médicaux », souligne Prymula.

L’espoir réside dans le développement d’un vaccin, actuellement en phase d’essais cliniques. Prymula décrit deux approches possibles : « Il existe ici deux variantes. La première pourrait être plus précoce, basée sur des vaccins à ARNm, et serait injectée dans le muscle. La seconde – disponible dans environ deux à trois ans – se présenterait sous forme de capsules qui seraient avalées ». Il précise toutefois que ce vaccin ne serait pas destiné à une utilisation généralisée.

Identifié pour la première fois en 1972 par le virologue américain Albert Z. Kapikian, le norovirus n’est pas un phénomène nouveau, contrairement à la COVID-19. « Comme de nombreuses personnes ne consultent pas le médecin pour des nausées, des vomissements et de la diarrhée de courte durée, dans de nombreux cas, cela n’est pas du tout diagnostiqué et personne ne le découvre officiellement », ajoute Smejkal.

À l’échelle mondiale, l’Organisation mondiale de la santé estime que 700 millions de personnes sont infectées par le norovirus chaque année, entraînant environ 200 000 décès, dont un quart chez les enfants. Ces décès surviennent principalement dans les pays en développement, où l’accès aux soins médicaux et la prise en charge de la déshydratation sont plus difficiles.

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