Publié le 8 février 2026 à 18h30. Aux Jeux olympiques d’hiver de Milan, la délégation sud-coréenne mise sur un atout inattendu pour optimiser ses performances : des boîtes à lunch thermiques livrées par avion, devenues un véritable symbole de bien-être et de motivation pour les athlètes.
- Les « boîtes à lunch thermiques » (coût total de 2,2 milliards de wons, soit environ 1,5 million d’euros) sont saluées par les athlètes coréens comme un facteur clé de leur moral et de leur énergie.
- L’équipe nationale de curling en double mixte a attribué sa première victoire aux Jeux à la force mentale retrouvée grâce à ces repas chauds.
- Des athlètes d’autres nations, notamment japonais, manifestent un vif intérêt pour ce dispositif de soutien culinaire.
À Milan, dans le village des athlètes, un parfum réconfortant s’échappe des boîtes à lunch coréennes. Alors que certains sportifs se contentent de sandwichs froids, les joueurs sud-coréens savourent le riz parfumé et le porc sauté, attirant les regards curieux de leurs concurrents. Ces repas chauds, livrés quotidiennement, sont bien plus qu’un simple apport nutritionnel : ils représentent un véritable coup de pouce psychologique pour les athlètes engagés dans la compétition.
L’équipe de curling en double mixte, composée de Kim Seon-young et Jeong Young-seok, en a fait l’expérience directe. Après cinq défaites consécutives, l’équipe a enfin décroché sa première victoire face aux États-Unis. Kim Seon-young, visiblement émue après le match, a confié :
« Pour être honnête, il était très difficile de retrouver ma concentration. Mais j’ai persévéré en mangeant la délicieuse boîte à lunch fournie par le Conseil coréen des sports. »
Kim Seon-young, joueuse de curling
Elle a expliqué que ce repas chaud lui avait redonné la force de se battre et de saisir sa chance.
L’engouement pour ces boîtes à lunch ne se limite pas au curling. Shim Seok-hee, surnommée « l’impératrice » du patinage de vitesse sur courte piste, a souligné l’importance de pouvoir déguster un repas chaud après les entraînements intensifs. Elle a déclaré :
« Quand je m’entraînais, je manquais souvent l’heure des repas et je mangeais du riz froid, mais cette fois, dès que j’ajoutais de l’eau, il devenait aussi chaud que du riz cuit. »
Shim Seok-hee, patineuse de vitesse sur courte piste
Pour les athlètes, une soupe chaude après un entraînement par temps glacial est un véritable baume pour le corps et l’esprit.
Même le patineur artistique Cha Jun-hwan a reconnu l’impact positif de ces repas sur son moral après une performance difficile.
« Mais j’apprécie vraiment la boîte à lunch coréenne livrée pour le déjeuner et le dîner. »
Cha Jun-hwan, patineur artistique
Un repas copieux lui permet de surmonter la déception et de se concentrer sur ses prochains défis.
L’initiative du Conseil coréen des sports, qui a mis en place des centres de restauration à Milan, Cortina d’Ampezzo et Livigno du 6 au 22 février, suscite l’admiration des autres délégations. Les journalistes et les représentants japonais, en particulier, se montrent très intéressés par ce système de repas chauds, qui contraste avec leurs propres approches. Certains médias étrangers ont même commenté avec une pointe de jalousie : « J’ai été surpris de voir de la vapeur s’échapper des boîtes à lunch que mangeaient les joueurs coréens. Ça sentait si bon que j’étais honnêtement jaloux. »
Au-delà de l’aspect nutritionnel, ces boîtes à lunch symbolisent l’attention portée au bien-être des athlètes coréens, leur offrant un petit coin de chez eux au cœur des Jeux olympiques. Sur les pistes enneigées de Milan, les Guerriers Taegeuk participent à des Jeux « les plus chauds et les plus savoureux », grâce à un investissement de 2,2 milliards de wons.
jsi@fnnews.com Journaliste Jeon Sang-il