Publié le 23 octobre 2025, 08:54. Les cinq derniers Grands Prix de la saison 2025 de Formule 1 s’annoncent comme une lutte acharnée pour Max Verstappen. Tandis que Red Bull retrouve sa compétitivité, la course au titre promet d’être indécise face à la menace constante de Oscar Piastri et Lando Norris chez McLaren.
- Max Verstappen, propulsé par les récentes améliorations de sa Red Bull, semble mieux armé pour les tracés restant au calendrier.
- La piste mexicaine, grâce à son altitude et ses longues lignes droites, pourrait favoriser la monoplace autrichienne.
- D’autres circuits comme São Paulo, Las Vegas, Losail et Abou Dabi présenteront des défis distincts, potentiellement plus favorables à McLaren ou Ferrari.
Alors que la saison 2025 de Formule 1 touche à sa fin, l’espoir renaît pour Max Verstappen et Red Bull dans la course au titre. La compétitivité retrouvée de la RB21 redonne des couleurs au champion du monde en titre, qui doit désormais composer avec la menace toujours présente de McLaren, et plus particulièrement de Oscar Piastri et Lando Norris. Cinq épreuves restent à disputer, et chacune d’elles pourrait jouer un rôle décisif dans l’issue de ce championnat haletant. L’analyse des caractéristiques de chaque circuit permet d’anticiper les forces en présence.
Mexique : l’altitude, un atout pour Red Bull ?
L’Autodromo Hermanos Rodriguez, avec ses bosses, son air raréfié et ses longues lignes droites, constitue un défi singulier. Malgré la présence de deux lignes droites importantes, les monoplaces adoptent un fort appui aérodynamique en raison de la précision requise dans les virages 7 à 11. À l’altitude de Mexico, la résistance de l’air est moindre, ce qui atténue l’impact des grandes ailes. C’est un facteur qui a historiquement bénéficié à Red Bull. La RB21, capable de maintenir une stabilité aérodynamique malgré la nécessité d’une garde au sol plus élevée sur ce circuit bosselé, pourrait y trouver son compte. Contrairement à la MCL39 de McLaren, qui excelle davantage sur les tracés rapides, la Red Bull semble mieux adaptée aux exigences de Mexico. Ferrari, malgré une compétitivité observée l’an passé, pourrait souffrir des inégalités de la piste avec sa SF-25, dont la philosophie de conception privilégie une garde au sol réduite. Pirelli introduit également une gamme de pneus modifiée, avec un composé dur C1 remplaçant le C2. L’objectif est d’inciter les équipes à opter pour deux arrêts, mais les propriétés thermiques améliorées des pneus 2025 pourraient perturber cette stratégie. L’an dernier au Mexique, le top 10 s’était principalement arrêté en stratégie medium-tendre. Si le pneu dur reste trop lent, un « festival mi-tendre » avec une gestion fine des gommes est à prévoir. L’histoire montre qu’au Mexique, ce n’est pas toujours le rythme pur qui prime, mais la capacité à garder son sang-froid, un aspect sur lequel Verstappen avait montré des signes d’agacement l’an dernier.
São Paulo : un compromis délicat
Interlagos offre un mélange d’éléments avec des secteurs rapides en début et fin de circuit, encadrant une section médiane sinueuse. Cela impose un compromis dans les réglages des monoplaces, similaire à Spa, bien que l’altitude permette un appui légèrement supérieur. En 2024, les conditions pluvieuses avaient conduit Pirelli à opter pour des composés tendres, la C5 étant à peine utilisable en course. Cette année, la combinaison C2-C3-C4 sera de mise. Sur le papier, McLaren pourrait y trouver son compte, la MCL39 étant particulièrement efficace sur les circuits demandant un fort appui, notamment dans le passage de la sortie de la Senna-S à Descida do Lago, ainsi que dans le dernier secteur. Cependant, comme le souligne le directeur de l’équipe Andrea Stella, les faiblesses passées de Red Bull sur ces tracés semblent désormais appartenir au passé. Mercedes pourrait également avoir un avantage sur Ferrari dans le peloton, la SF-25 continuant de manifester des difficultés sur les pistes inégales.
Las Vegas : le pari de l’aéro
Le circuit de Las Vegas, malgré son côté glamour, partage des similitudes avec Monza par ses longues lignes droites qui favorisent un appui réduit, bien que moins extrême. Les températures plus fraîches jouent un rôle, bien que le départ anticipé de la course cette année pourrait légèrement réchauffer l’atmosphère. L’an dernier, McLaren n’avait pas brillé, et aucune amélioration spectaculaire n’est attendue cette fois-ci, la MCL39 peinant sur les circuits à faible appui, son avantage en gestion des pneus étant limité par temps frais. En 2024, la lutte s’était principalement déroulée entre Mercedes, traditionnellement performante par temps frais, et Ferrari, en nette progression. La position actuelle de Mercedes reste difficile à évaluer, même pour l’équipe elle-même. L’asphalte lisse et les longues lignes droites semblent davantage favoriser Ferrari. Verstappen, bien qu’ayant eu un rôle secondaire l’an dernier, devrait être plus compétitif grâce aux récentes mises à jour aérodynamiques de la RB21, qui l’ont rendue plus performante sur les tracés à faible appui. Sa capacité à rouler bas devrait en faire un favori à Las Vegas.
Losail : une piste aux origines motocyclistes
Le circuit international de Losail, initialement conçu pour les motocyclistes, est un tracé rapide et fluide, demandant un appui moyen à élevé et des zones de freinage intenses. Malgré les courses disputées de nuit, la chaleur reste un facteur significatif. Théoriquement, Losail pourrait convenir à McLaren, mais l’an dernier, Norris et Piastri avaient déçu lors de la course principale, malgré un bon week-end de sprint. Les deux pilotes n’avaient pas pleinement exploité leur potentiel en qualification, et Norris avait écopé d’une pénalité pour avoir ignoré des drapeaux jaunes. Ferrari pourrait également se montrer compétitive, le circuit n’étant pas particulièrement accidenté et les difficultés de la SF-25 sur les changements de direction rapides étant moins prononcées sur des virages plus réguliers.
Abou Dabi : la conclusion du championnat
À l’exception de la section sinueuse près de l’hôtel et de la marina, le circuit de Yas Marina est caractérisé par de longues lignes droites et des virages de vitesse moyenne. L’efficacité aérodynamique, combinée à un fort appui, est cruciale. Ce tracé était autrefois un terrain de jeu pour McLaren, mais Verstappen s’en est rapproché, manquant seulement trois dixièmes de la pole l’an dernier. Ferrari pourrait également jouer un rôle dans la lutte pour les premières places, peut-être pas pour la victoire, mais en qualification. Comme l’a démontré Austin, la position sur la piste est devenue primordiale, même sur des circuits offrant des opportunités de dépassement. Malgré les modifications apportées, Yas Marina demeure un circuit où les dépassements sont aussi difficiles qu’à Monaco. Les routes du Moyen-Orient devraient à nouveau mieux convenir à McLaren.