Le lanceur rapide de Royal Challengers Bengaluru (RCB), Yash Dayal, a rompu le silence sur son absence lors de la saison 2026 de l’Indian Premier League (IPL), affirmant que sa mise à l’écart ne résultait pas d’une décision personnelle malgré les graves accusations criminelles qui pèsent contre lui.
Un soutien paradoxal de la part de la franchise
Bien que Dayal ne participe pas aux compétitions actuelles, la franchise RCB a choisi de maintenir son contrat, le conservant pour un montant de 5 crores de roupies (INR). Si l’équipe a décidé qu’il ne pouvait pas jouer dans les circonstances présentes, elle n’a pas cherché à le remplacer dans l’effectif.

S’exprimant dans le podcast Talk with Manvendra, le joueur de 28 ans a interprété ce maintien comme un signe de confiance :
« Ils ne m’ont pas retiré de l’équipe et n’ont même pas annoncé de remplaçant car, peut-être, ils me considèrent toujours comme faisant partie du groupe. Ce n’était pas ma décision personnelle de renoncer à cette saison. L’affirmation peut devenir controversée, mais les décisions sont toujours prises par les autorités… Cela me manque beaucoup et j’ai le sentiment que je devrais être là. »
Yash Dayal, lanceur rapide
Le joueur a également précisé rester en contact régulier avec la direction, notamment avec Mo Bobat, le directeur du cricket, ainsi qu’avec Dinesh Karthik, mentor et entraîneur des batteurs.
Un parcours judiciaire complexe
Ce retrait sportif intervient alors que Dayal fait face à deux procédures judiciaires distinctes pour agressions sexuelles. En juin 2025, peu après avoir contribué au titre de champion de l’IPL avec les RCB, une ancienne partenaire l’a accusé d’exploitation sexuelle sous prétexte de mariage, déposant plainte dans l’Uttar Pradesh.
La situation s’est aggravée en juillet 2025 avec le témoignage d’une seconde femme. Cette dernière affirme avoir été exploitée pendant environ deux ans et demi, alors qu’elle n’avait que 17 ans au début des faits. En conséquence, Dayal a été inculpé en vertu de la loi sur la protection des enfants contre les infractions sexuelles (POCSO — Protection of Children from Sexual Offences Act).
En décembre 2025, la justice de Jaipur a rejeté sa demande de libération sous caution. Selon l’ordonnance de la juge Alka Bansal du tribunal métropolitain de Jaipur (Cour POCSO-3), les éléments du dossier n’indiquaient pas que le joueur avait été injustement impliqué et suggéraient une possible participation aux faits.
À ce jour, Dayal n’a été ni condamné ni blanchi par la justice, et n’a pratiqué aucun cricket officiel depuis juin 2025.