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Réactions des lecteurs : « La redistribution et le fardeau vont trop loin » | politique

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Publié le 16 février 2024 19:25:00. Une nouvelle tribune publiée par Bild soulève un débat en Allemagne : les couples aisés, bien que contribuant fortement au financement de l’État, se voient de plus en plus contraints de renoncer à avoir des enfants en raison du coût élevé de la vie et du manque de soutien financier.

  • De nombreux couples à revenus confortables estiment que l’État ne leur offre pas de solidarité, alors qu’ils sont les principaux contributeurs au système de protection sociale.
  • Le coût de la garde d’enfants, les prêts étudiants et les crédits immobiliers sont cités comme des obstacles majeurs à la parentalité.
  • Certains lecteurs soulignent un manque de reconnaissance des efforts des familles aisées, tandis que d’autres mettent en avant la nécessité de faire des choix et de prioriser.

La publication d’une tribune signée Alexandra Würzbach dans le journal Bild a déclenché une vive réaction en Allemagne. L’auteure y exposait la situation de couples disposant de revenus confortables, mais confrontés à des dépenses importantes qui les amènent à renoncer à avoir des enfants par souci financier. Cette analyse a trouvé un écho considérable auprès des lecteurs, qui ont massivement témoigné de leurs propres expériences.

« Je pense que le message est désastreux : ceux qui réussissent dans ce pays, qui travaillent dur et qui gagnent bien leur vie, n’ont droit à aucune solidarité. Or, ce sont ces couples qui financent le système. Ils paient des impôts élevés, de fortes cotisations sociales, sans eux, l’État n’aurait rien à redistribuer », écrivait Würzbach. Cette affirmation a visiblement touché un point sensible chez de nombreux lecteurs.

Axel S., un lecteur, témoigne : « Nous sommes dans une situation similaire. Nous avons tous les deux de bons revenus et les allocations familiales ne sont pas prévues (…). Nous sommes consternés par la manière dont l’État dépense notre argent. Malheureusement, pas pour nous. Votre article reflète donc très bien notre situation. »

Victoria S. renchérit : « Nous nous retrouvons à 100 % dans votre article. Nous avons trois enfants, nous sommes tous les deux diplômés de l’université, nous payons environ 1 500 euros par mois pour la garderie et la garde après l’école, un prêt étudiant, un prêt immobilier, la taxe foncière s’élève à 1 000 euros. Nous travaillons tous les deux à environ 75 à 80 % à temps partiel (parce que c’est la seule option) et nous nous sentons impuissants et complètement exploités. La redistribution et le fardeau, selon nous, sont excessifs. »

Cependant, tous les lecteurs ne partagent pas ce point de vue. Martin D. estime que : « Avec tout le respect que je vous dois, cette situation est loin de la réalité de nombreux couples. Un revenu brut de 14 300 euros peut tout à fait être temporairement réduit pour assurer la garde d’un enfant, même dans les métropoles les plus chères. Cela doit bien sûr être souhaité par les deux partenaires et convenu entre eux. »

Jennifer S. exprime un sentiment partagé par beaucoup : « Merci pour votre article. Vous exprimez exactement ce que ressentent de nombreuses familles – y compris la nôtre. Nous avons un enfant, et aussi triste que cela puisse paraître : nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre d’en avoir un deuxième. »

Tobias M., dirigeant d’entreprise, souligne : « Je suis directeur et j’ai également un bon revenu. Ma femme est une vendeuse performante et elle a également un bon revenu. Mais si nous additionnons tout, nous n’avons aucune chance de recevoir des allocations familiales (…). Une société peut-elle vraiment souhaiter que les personnes qui réussissent professionnellement n’aient plus d’enfants parce que nous devons faire des coupes drastiques dans nos finances ? »

Un lecteur anonyme ajoute une perspective plus large : « Le sacrifice est un mot étranger à la génération actuelle (…). Je salue toutes les mères qui ont reconstruit notre pays après la guerre, qui ont élevé leurs enfants sans père, qui se sont endettées en raison de difficultés financières, qui perçoivent à peine de retraite et qui, malgré leur âge avancé, doivent encore collecter des bouteilles. »

Dominique G. témoigne de son propre désarroi : « Vous avez mis le doigt sur le problème. Mon fiancé et moi sommes exactement dans cette situation. Nous attendons notre premier enfant en juillet. Nous payons le taux d’imposition maximal, nous vivons près de Stuttgart avec un loyer de plus de 2 000 euros et nous ne recevrons aucune aide de l’État après la fin de mon congé maternité en septembre. Les sentiments face à cette situation vont de la colère à la déception. »

Kathrin F., enceinte de son deuxième enfant et n’ayant pas droit aux allocations familiales, confirme : « J’expérimente directement de nombreux points que vous avez décrits. J’ai l’impression que l’État providence se concentre aujourd’hui principalement sur les bénéficiaires, tandis que les contributeurs et les personnes à hauts revenus sont structurellement désavantagés, bien qu’ils financent massivement le système. »

Roland K. exprime un point de vue plus radical : « Vous avez parfaitement clarifié toute la frustration et le désarroi de ces couples. L’Allemagne de gauche ne nourrit plus que du mépris pour les personnes performantes, ambitieuses et prospères et ne les utilise que pour financer, grâce à des impôts, des cotisations et des contributions élevés, l’État providence des personnes qui ne contribuent pas. »

Johannes B. propose une perspective différente : « Votre article est une offense aux familles. Difficile à comprendre. La plupart des familles sont heureuses de pouvoir partir en vacances en Autriche, en Italie ou même en Espagne une fois par an. Elles n’achèteront pas de SUV, mais une berline ordinaire, et un iPhone 16e suffira. Vous réalisez peut-être maintenant qu’il s’agit d’une question de priorités que le couple doit se fixer, et où il y a une volonté, il y a un moyen. »

Doris M. conclut : « Avoir des enfants implique toujours un certain sacrifice, mais aussi beaucoup de bonheur et de joie. Les couples ayant la structure salariale mentionnée doivent décider ce qu’ils veulent, renoncer à la consommation ou avoir des enfants, sinon les taux de natalité continueront de baisser. »

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