Publié le 2025-10-19 12:12:00. La vénérable maison horlogère Blancpain réactualise sa collection Villeret avec une série de nouveaux modèles aux cadrans inédits, notamment une teinte brun doré des plus élégantes, tout en conservant l’ADN classique de la marque. Ces déclinaisons, qui célèbrent le retour aux sources de la manufacture, mettent également en lumière la qualité de finition exceptionnelle de ses mouvements mécaniques.
- Seize nouvelles références s’ajoutent à la gamme Villeret, déclinées en trois complications : heure seule, phase de lune et quantième complet.
- Le nouveau cadran brun doré, décrit comme une « ombre automnale », apporte une touche de modernité subtile à l’esthétique intemporelle de Blancpain.
- La finition des mouvements, particulièrement soignée pour leur segment de prix, demeure un atout majeur de ces nouvelles créations.
L’horloger suisse Blancpain, dont l’histoire remonte à plusieurs siècles, dévoile une série de seize nouvelles montres au sein de sa collection Villeret. Ces garde-temps, répartis sur trois des complications phares de la marque – l’heure seule, la phase de lune et le quantième complet – se distinguent par l’introduction de nouveaux cadrans aux teintes raffinées. La plus notable d’entre elles arbore un cadran brun doré, une nuance que Blancpain qualifie habilement d’« ombre automnale », apportant une fraîcheur bienvenue à sa collection classique.
Ce choix de couleur est loin d’être anodin. Il marque une rupture bienvenue avec la palette traditionnelle de la manufacture, tout en conservant cette élégance et cette sobriété qui caractérisent Blancpain. Ces nouveaux cadrans ne font pas qu’habiller les mouvements maison, ils attirent l’attention sur la finesse du travail effectué, tant au niveau du design des cadrans que de la décoration des calibres, souvent réalisée à la main. Des ajustements subtils ont également été apportés pour compléter cette nouvelle identité visuelle.
La collection Villeret, dont les racines remontent au langage de conception initié par Blancpain au début des années 1980, symbolise l’essence même de la marque. Les modèles actuels conservent les codes stylistiques originels : un boîtier fin, une lunette étagée et un cadran épuré orné de courts chiffres romains. À l’époque, Blancpain avait frappé fort en proposant six montres dans un boîtier de 33 mm, une prouesse remarquable dans une ère dominée par le quartz.
Ce design est devenu la signature de Blancpain, avant que la Fifty Fathoms ne prenne le devant de la scène, portée par l’engouement pour les montres de sport et les collaborations médiatiques récentes. Le retour de Blancpain sur le devant de la scène avec cette collection Villeret, légèrement remaniée et enrichie de nouvelles teintes, semble logique. Le cadran, travaillé avec un traitement dit « brossé radial », offre une profondeur remarquable. Sa teinte évolue subtilement, passant d’un brun chocolat à un bronze, voire un doré, selon l’incidence de la lumière, conférant à la montre un caractère plus dynamique et contemporain.
Plusieurs détails ont été subtilement peaufinés. Sur la version Ultraplate de 40 mm, par exemple, le chiffre 12 est désormais remplacé par un logo « JB » appliqué, un détail discret mais significatif. Les aiguilles ont également été repensées, troquant leur ancien style feuille pour une silhouette plus anguleuse. Si ce changement relève de la préférence personnelle, il faut noter que ces aiguilles sont désormais dotées de matière luminescente, améliorant la lisibilité en conditions de faible luminosité, une caractéristique appréciable pour une montre habillée.
Cette nouvelle approche s’applique également au modèle Phase de Lune de 33 mm, conçu pour la clientèle féminine (une version homme de 40 mm avec calendrier complet et phases de lune est également disponible). La montre arbore le même logo « JB » appliqué à 12 heures et des aiguilles luminescentes. Néanmoins, elle conserve son classicisme là où cela compte. L’aiguille serpentine des secondes, d’un bleu acier profond, apporte une touche d’authenticité et de caractère, la distinguant de nombreuses montres à phases de lune du marché. Quant au disque des phases de lune, il présente une lunette en or rouge 18 carats sur un fond en céramique bleu nuit, offrant un spectacle céleste saisissant.
Il est à noter que la Phase de Lune intègre des diamants subtilement intégrés à son design. Les index, par exemple, sont sertis de diamants dans des cadres circulaires évoquant des épingles, tandis que la lunette est entièrement pavée de diamants. Avec son diamètre de 33 mm, cette montre se veut résolument élégante et chic, tout en préservant une technicité horlogère remarquable.
Au niveau du boîtier, toutes les versions partagent un excellent design. La lunette, à double gradin, renforce l’esthétique traditionnelle, tandis que le flanc du boîtier, légèrement bombé, assure un port confortable et un profil discret sur le poignet. Les cornes courtes et subtilement incurvées épousent la courbe du poignet pour un ajustement optimal.
Une finition de mouvement à haute valeur ajoutée
Si de nombreuses manufactures s’appuient aujourd’hui sur des procédés industriels pour la finition de leurs mouvements, Blancpain, à l’instar de sa proche cousine Breguet au sein du Swatch Group, continue de se démarquer par la qualité de ses finitions, particulièrement pour son positionnement tarifaire. Ses calibres, y compris ceux des montres plus sportives comme la Fifty Fathoms, bénéficient de côtes, de chanfreins et de poli main soignés. Bien que n’atteignant pas les standards de l’artisanat le plus pur, qui alourdirait considérablement les coûts, le rendu reste impressionnant.
Ces chanfreins arrondis sont un indicateur clé d’une finition manuelle. Il est probable qu’ils soient réalisés en débutant par des angles travaillés à la machine, puis polis à la main, plutôt que entièrement façonnés à la main dès le départ. Néanmoins, la rondeur et la brillance obtenues confèrent au mouvement une chaleur et une profondeur qui témoignent d’un savoir-faire indéniable, apportant une touche humaine unique.
Ce niveau de finition est typique de Blancpain. La nouveauté réside dans le rotor. Désormais proposé en or massif et squeletté, il offre une vue dégagée sur le mouvement. Le rotor lui-même est magnifiquement décoré de surfaces brossées, de chanfreins polis sur les bords et d’angles sablés. Sa ligne et ses courbes travaillées, sur lesquelles le logo JB s’intègre comme un élément de design à part entière, sont particulièrement réussies.
La disposition du mouvement, quant à elle, est d’une grande pureté classique. Multiples ponts aux courbes élégantes, un langage esthétique d’une autre époque rarement rencontré dans les mouvements modernes. Dans l’ensemble, le mouvement offre un excellent rapport qualité-prix, particulièrement lorsqu’on le compare à celui des autres marques de haute horlogerie, notamment dans les versions en acier.
Il ne faut cependant pas croire que ce mouvement soit anachronique. Au contraire, il intègre des éléments résolument modernes, comme un spiral en silicium. Le calibre 1151, qui équipe l’Ultraplate, offre une réserve de marche de 100 heures – soit quatre jours et quatre heures – une performance remarquable pour une montre de 40 mm de diamètre et seulement 8,7 mm d’épaisseur. Le modèle Phase de Lune, plus compact, utilise le calibre 913QL.P, offrant une réserve de marche de 40 heures. Quant à la Phase de Lune pour homme avec quantième complet, elle est animée par le calibre 6654.4, doté d’une réserve de marche de 72 heures.
Réflexions finales
Le renouveau de la collection Villeret est une réussite. Il préserve l’essence classique qui fait le charme de la marque, tout en y apportant des touches de modernité bienvenues, à l’image de ce superbe cadran brun doré. Ces montres prouvent que l’on peut rester ancré dans la tradition tout en sachant évoluer avec son temps.
Surtout, ces garde-temps continuent d’offrir une valeur exceptionnelle grâce à leur qualité de fabrication irréprochable, notamment en ce qui concerne la finition des mouvements. Les versions en acier se montrent particulièrement accessibles, l’Ultraplate débutant à 9 900 CHF, ce qui en fait une offre très compétitive sur son segment. Même les modèles en or, particulièrement ceux dotés de complications, demeurent à des prix raisonnables, constituant une alternative pertinente aux versions en acier, tout en restant significativement en deçà des tarifs pratiqués dans le très haut de gamme de l’horlogerie.
Spécifications techniques : Blancpain Villeret Ultraplate
Mouvement : Cal. 1151 ; automatique ; réserve de marche de 100 heures.
Fonctions : Heures, minutes, secondes et date.
Boîtier : 40 mm × 8,7 mm ; Or rouge 18 carats ou acier inoxydable ; étanche jusqu’à 30 mètres.
Bracelet : Cuir beige, miel ou marron avec boucle déployante.
Disponibilité : Dans les boutiques et chez les revendeurs agréés.
Édition limitée : Non.
Prix : 9 900 CHF (acier) ; 20 500 CHF (or).
Spécifications techniques : Blancpain Villeret Quantième Phases de Lune
Mouvement : Cal. 913QL.P ; automatique ; réserve de marche de 40 heures.
Fonctions : Heures, minutes, secondes, date et phases de lune.
Boîtier : 33,2 mm × 10,4 mm ; Or rouge 18 carats ou acier inoxydable ; étanche jusqu’à 30 mètres.
Bracelet : Cuir bleu-gris, miel ou marron avec boucle déployante.
Disponibilité : Dans les boutiques et chez les revendeurs agréés.
Édition limitée : Non.
Prix : 16 400 CHF (acier) ; 24 400 CHF (or).