Home International RI condamne les remarques de l’ambassadeur américain selon lesquelles Israël aurait droit à la majeure partie de la région du Moyen-Orient

RI condamne les remarques de l’ambassadeur américain selon lesquelles Israël aurait droit à la majeure partie de la région du Moyen-Orient

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Publié le 22 février 2026 à 09h17. Une déclaration controversée de l’ambassadeur américain en Israël, suggérant qu’Israël pourrait légitimement étendre son contrôle sur une vaste portion du Moyen-Orient, a suscité une vague de condamnations de la part de pays arabes et musulmans, ainsi que d’Indonésie.

  • Indonésie, en collaboration avec plusieurs nations du Moyen-Orient, a fermement critiqué les propos de l’ambassadeur américain Mike Huckabee.
  • Les pays concernés estiment que cette déclaration menace la stabilité régionale et compromet les efforts de paix, notamment à Gaza.
  • L’Indonésie rejette l’idée qu’Israël ait un droit sur des territoires appartenant à d’autres nations, soulignant que cela contredit le droit international.

Le ministère indonésien des Affaires étrangères a exprimé sa vive préoccupation concernant les remarques de Mike Huckabee, qui a laissé entendre qu’il serait acceptable pour Israël de contrôler des territoires appartenant à des pays arabes, y compris la Cisjordanie occupée. Cette critique a été formulée dans une déclaration conjointe avec l’Arabie saoudite, l’Égypte, la Jordanie, les Émirats arabes unis, l’Indonésie, le Pakistan, la Turquie, le Qatar, le Koweït, Oman, Bahreïn, le Liban, la Syrie, la Palestine, l’Organisation de coopération islamique (OCI) et la Ligue arabe.

Selon les informations rapportées par l’agence AP, l’ambassadeur Huckabee a tenu ces propos lors d’une interview avec le commentateur conservateur Tucker Carlson diffusée vendredi 20 février 2026. Carlson a soulevé la question des frontières bibliques attribuées à Israël, couvrant potentiellement l’ensemble du Moyen-Orient, et a demandé à Huckabee si Israël avait un droit sur ces terres.

« Cela n’a pas d’importance s’ils prennent tout. »

Mike Huckabee, ambassadeur des États-Unis en Israël

Huckabee a ensuite nuancé sa déclaration, précisant qu’Israël ne cherchait pas à étendre son territoire et qu’il avait droit à la sécurité sur les terres qu’il contrôle légalement. Cependant, cette clarification n’a pas suffi à apaiser les critiques.

Les pays signataires de la déclaration commune ont souligné que les propos de l’ambassadeur Huckabee ne s’alignaient pas sur la vision du président américain Donald Trump concernant les efforts de paix en Palestine. Ils ont réaffirmé que toute solution au conflit à Gaza devait garantir l’établissement d’un État palestinien indépendant et promouvoir la coexistence pacifique dans la région. Ils ont également mis en garde contre les déclarations qui pourraient légitimer le contrôle de terres appartenant à d’autres, estimant qu’elles alimentent les tensions et entravent les progrès vers la paix.

La déclaration conjointe réaffirme également qu’Israël n’a aucune souveraineté sur les territoires palestiniens occupés ou sur d’autres régions du Moyen-Orient. Les pays signataires rejettent fermement toute tentative d’annexion de la Cisjordanie ou de séparation de la bande de Gaza, ainsi que toute menace à la souveraineté des pays arabes.

Voir aussi : Actualités sur Gaza

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