Riot Games a tenu à démentir fermement les rumeurs affirmant que son système anti-triche Vanguard serait capable de rendre les ordinateurs des joueurs définitivement inutilisables, une pratique souvent qualifiée de « bricking ».
La polémique a éclaté suite à une publication de l’éditeur de League of Legends et Valorant sur le réseau social X (anciennement Twitter). En réponse à une discussion sur la lutte contre la triche, Riot a partagé une image de divers composants matériels assortie du message suivant : « félicitations aux propriétaires d’un tout nouveau presse-papier à 6 000 $ (6 000 $) ».
Cette boutade, visant les tricheurs, a rapidement été interprétée comme l’aveu que l’entreprise possédait la capacité technique de neutraliser totalement le PC d’un utilisateur. Riot a réagi en moins de 24 heures pour clarifier la situation, affirmant que Vanguard « ne pourrait pas, et ne saurait pas, impacter la fonctionnalité de votre PC » et que le logiciel « n’endommage pas le matériel et ne désactive pas vos appareils ».

« La photo que nous avons publiée représente des périphériques de triche vendus explicitement pour tricher dans VALORANT (et non des PC ou des composants PC normaux). Grâce à nos dernières mises à jour, Vanguard rend désormais ces appareils inutilisables pour VAL, mais ne « brique » en aucun cas les PC, leurs composants ou leurs logiciels. »
Riot Games
Sur le plan technique, Riot explique que Vanguard s’appuie désormais sur des fonctionnalités de sécurité standard déjà présentes dans les systèmes modernes, notamment l’unité de gestion de mémoire d’entrée-sortie, ou IOMMU (Input-Output Memory Management Unit). Cette protection est activée pour les comptes identifiés comme utilisant des périphériques de triche DMA (Direct Memory Access), un procédé qui permet d’accéder à la mémoire des applications en aval, comme les jeux de l’éditeur, pour contourner les sécurités.
L’entreprise précise que si l’activation de l’IOMMU rend le périphérique de triche inopérant, elle n’affecte pas le fonctionnement global de l’ordinateur. Toutefois, Riot note que des tricheurs persistant dans leurs tentatives pourraient rencontrer des instabilités ou des défauts matériels, un comportement jugé « attendu » dans ce contexte. Le fonctionnement normal du périphérique de triche serait rétabli si l’IOMMU était désactivé, bien que l’accès aux jeux reste impossible pour les utilisateurs de cheats DMA.
Cette mise au point intervient alors que Riot Games s’était déjà retrouvée au cœur d’une controverse similaire en 2024. À l’époque, plusieurs joueurs prétendaient que Vanguard neutralisait leurs machines, des rapports que l’éditeur avait alors déclaré être incapable de confirmer.