Home International Rishi Sunak, seul homme politique, a envoyé une déclaration de témoin dans une affaire d’espionnage en Chine | Politique

Rishi Sunak, seul homme politique, a envoyé une déclaration de témoin dans une affaire d’espionnage en Chine | Politique

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Publié le 2025-10-25 10:54:00. Une affaire d’espionnage présumé pour le compte de la Chine a déclenché une controverse politique suite à l’abandon des poursuites contre deux Britanniques. Au cœur des débats : la nature des déclarations fournies par un conseiller à la sécurité nationale et leur transmission aux sphères politiques.

  • Rishi Sunak est le seul homme politique à avoir reçu une déclaration de témoin clé dans l’affaire d’espionnage.
  • Cette déclaration, datant de décembre 2023, n’identifiait pas la Chine comme un ennemi, conformément à la politique gouvernementale de l’époque.
  • Les poursuites ont été abandonnées en septembre 2025, faute de preuves suffisantes pour établir la Chine comme une menace pour la sécurité nationale du Royaume-Uni.

L’abandon des poursuites contre Christopher Cash et Christopher Berry, accusés d’espionnage au profit de la Chine, a suscité une vive polémique politique. L’affaire a mis en lumière des divergences sur la manière dont la Chine était perçue dans le cadre de la Loi sur les secrets officiels. Selon les informations révélées par la commission mixte sur la stratégie de sécurité nationale, une déclaration de témoin rédigée par Matthew Collins, conseiller adjoint à la sécurité nationale, n’a pas qualifié la Chine d’« ennemi » car cela ne reflétait pas la politique du gouvernement conservateur de l’époque. Cette précision aurait été transmise à la police et au Crown Prosecution Service (CPS) dès décembre 2023, avant même le début des poursuites formelles.

Les conservateurs ont interrogé à plusieurs reprises Keir Starmer, leader de l’opposition, sur les connaissances de son entourage dans cette affaire et sur d’éventuelles interventions politiques visant à éviter un incident diplomatique avec Pékin. Cependant, les lettres publiées par la commission mixte indiquent qu’aucun élu n’a été impliqué une fois les poursuites engagées, à l’exception de Rishi Sunak, alors Premier ministre, qui aurait reçu la déclaration de Matthew Collins. Cette information a été contestée par une source proche de l’ancien Premier ministre, affirmant qu’aucune trace de cette déclaration n’existait dans les archives de Downing Street.

Dans une lettre adressée au député travailliste Matt Western, président de la commission mixte, Matthew Collins et Jonathan Powell, conseiller à la sécurité nationale, ont précisé qu’une première version de la déclaration de Collins, incluant initialement une description de la Chine comme un « ennemi », avait été envoyée au bureau de Rishi Sunak en décembre 2023. Cette description avait été retirée pour se conformer à la ligne gouvernementale. La lettre ajoute que le CPS était informé de cette modification en décembre 2023. Le gouvernement de Keir Starmer maintient n’avoir eu aucune implication dans l’échec de cette affaire, et n’avoir pas eu connaissance des déclarations ultérieures demandées par les procureurs après le changement de gouvernement.

Stephen Parkinson, directeur du Public Prosecution Service (CPS), a également été sollicité. Il a expliqué que le seuil de condamnation sous la Loi sur les secrets officiels avait été influencé par un précédent concernant des espions bulgares au service de la Russie. Dans ce contexte, il est apparu que la Chine ne pouvait être qualifiée de « menace active pour la sécurité nationale », mais au mieux de « menace d’espionnage actif », ce qui a été jugé insuffisant pour une condamnation. M. Parkinson a souligné que la position du gouvernement de l’époque n’était pas pertinente pour cette décision.

Le procureur général, Richard Hermer, a quant à lui déclaré n’avoir eu qu’une brève mise à jour sur l’affaire en août, et avoir été informé de son abandon en septembre. Le consentement aux poursuites avait été donné par ses prédécesseurs en avril 2024, et aucun magistrat n’est intervenu par la suite. Le gouvernement travailliste a également souligné que l’abandon de ces poursuites aurait pu être évité si la Loi sur les secrets officiels, datant de 1911, avait été remplacée plus rapidement par la nouvelle Loi sur la sécurité nationale.

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