Publié le 10 février 2026 à 7h40. Alors que le printemps approche, le centre de réadaptation de la faune Wild ARC en Colombie-Britannique met en lumière les espèces animales qui nouent des liens durables, parfois à vie, et les défis auxquels elles sont confrontées.
- Certaines espèces d’oiseaux, comme le pygargue à tête blanche, la chouette effraie et le cygne trompette, forment des couples qui durent toute une vie.
- Wild ARC accueille chaque année des dizaines d’oiseaux blessés, dont certains ont besoin d’une seconde chance de retrouver leur partenaire.
- La monogamie n’est pas l’apanage des oiseaux : les castors et les coyotes vivent également en couple et élèvent leurs petits ensemble.
La saison des amours bat son plein en Colombie-Britannique, et pour certaines espèces, la recherche d’un partenaire est une affaire qui dure toute une vie. Le Wild Animal Rehabilitation Centre (ARC) de Metchosin, un organisme dédié à la réhabilitation de la faune sauvage, témoigne de ces liens forts et de l’importance de les protéger.
Le pygargue à tête blanche, qui peut vivre jusqu’à 20 ans, est un exemple frappant de monogamie. Ces majestueux oiseaux construisent des nids impressionnants, qu’ils agrandissent chaque année, symboles de leur partenariat solide. La SPCA de la Colombie-Britannique décrit la parade nuptiale de ces aigles comme un spectacle à la fois impressionnant et parfois dangereux : les mâles et les femelles s’élèvent dans les airs, s’agrippent avec leurs serres et tournent en spirale vers le sol, une démonstration qui peut parfois entraîner des blessures.
« Cela a peut-être été le cas pour un pygargue à tête blanche qui a été admis au Wild ARC. Nous ne savons pas s’il était en conflit territorial avec un rival ou s’il faisait la cour avec un partenaire potentiel, mais ses blessures étaient compatibles avec un atterrissage en catastrophe. »
Wild ARC
Le centre accueille chaque année entre 10 et 20 pygargues à tête blanche blessés. Après des soins appropriés, l’oiseau est relâché dans la nature, avec l’espoir qu’il puisse retrouver son partenaire.
La chouette effraie, autre espèce monogame, utilise également régulièrement le même site de nidification d’une année à l’autre. Les mâles, pour séduire leur partenaire, redoublent d’efforts pour chasser et lui offrir des proies. Wild ARC a récemment soigné une chouette effraie qui présentait des symptômes d’intoxication, probablement due à l’ingestion de rongeurs ayant consommé des rodenticides. Après un mois de soins, l’oiseau a pu être relâché et retrouver son partenaire.
« Bien que nous ne puissions pas en être sûrs, on soupçonne que l’ingestion de quelque chose de toxique pourrait avoir contribué à leurs symptômes. Les toxines comme les rodenticides peuvent être particulièrement dangereuses pour les prédateurs comme les hiboux qui se nourrissent de rongeurs. »
SPCA de la Colombie-Britannique
Les bernaches du Canada sont également connues pour leur fidélité. Elles s’accouplent pour la vie et partagent les responsabilités parentales, de la protection du nid à l’éducation des oisillons pendant plusieurs mois. Cette coopération permet d’augmenter leur taux de réussite en tant que parents. Wild ARC accueille régulièrement des oisillons orphelins et s’efforce de les réintégrer dans d’autres familles sauvages.
Le cygne trompette, qui trouve son compagnon vers l’âge de quatre ans, construit également son nid chaque année au même endroit, souvent à l’aide de tanières de rats musqués ou de castors. Ces grands oiseaux, qui peuvent atteindre une longueur de 1,8 mètre (six pieds), ont besoin de vastes étendues d’eau libre pour décoller.
La monogamie ne se limite pas aux oiseaux. Les castors vivent en petites unités familiales, composées d’un couple et de leurs petits. Les jeunes castors restent avec leurs parents pendant deux ans, apprenant à survivre et à élever leurs propres petits. Les coyotes, bien que moins fréquents sur l’île de Vancouver et dans les îles Gulf, sont également monogames et travaillent ensemble pour chasser et élever leurs petits.
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