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RORC Caraïbes 600

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Publié le 26 février 2026 19:02:00. Le Mach 50 Palanad 4 – E.Leclerc, skipperé par Antoine Magre, s’est imposé dans la catégorie IRC Zero du RORC Caribbean 600 2026, une course de 600 milles nautiques (1 111 km) autour des îles des Caraïbes, grâce à une performance constante et une stratégie adaptée aux conditions de vent particulières de cette édition.

  • Palanad 4 – E.Leclerc a terminé le RORC Caribbean 600 en 2 jours, 10 heures, 32 minutes et 31 secondes, établissant le meilleur temps corrigé IRC de la classe.
  • Le Carkeek 45 Ino Noir, skipperé par James Neville, a pris un risque stratégique audacieux lors de la dernière étape, se classant deuxième au temps corrigé avec une faible marge.
  • La course a été marquée par des vents plus sud-est que d’habitude, favorisant une navigation au près et exigeant une adaptation tactique constante.

La victoire de Palanad 4 – E.Leclerc dans la catégorie IRC Zero du RORC Caribbean 600 2026 témoigne d’une maîtrise tactique et d’une exécution impeccable de l’équipage d’Antoine Magre. La course, réputée pour sa difficulté et ses conditions variables, a mis à l’épreuve les compétences des navigateurs et la performance de leurs voiliers.

Ino Noir, le Carkeek 45 de James Neville, a offert une lutte acharnée à Palanad 4, se positionnant comme un sérieux concurrent tout au long de l’épreuve. Un pari audacieux pris lors de la dernière étape, autour de la Guadeloupe, a permis à l’équipage britannique de remonter au classement et de décrocher la deuxième place au temps corrigé, avec une très faible différence.

La course de cette année s’est distinguée par des vents plus orientés sud-est que les éditions précédentes, ce qui a modifié considérablement les stratégies de navigation. Will Harris, navigateur de Palanad 4, a rapidement identifié ce changement et adapté son approche.

« Environ 60 pour cent de la course s’est déroulée au vent ou au portant serré. Cela change complètement la façon dont vous abordez le parcours. »

Will Harris, navigateur de Palanad 4

Pour Palanad 4, réputé pour sa vitesse, cela signifiait privilégier la discipline et la précision plutôt que de chercher à dominer à tout prix. Antoine Magre, le skipper, a souligné l’intensité de la course.

« Intense. Il y avait des manœuvres constantes, des changements de voiles constants. Nous n’avons jamais vraiment retrouvé un rythme de quart normal. »

Antoine Magre, skipper de Palanad 4

L’équipe a dû surmonter un revers précoce avec un problème de drisse qui a entraîné la chute de leur voile J1 peu après le départ, perdant ainsi plus d’un kilomètre.

La zone de Guadeloupe s’est avérée cruciale dans la redistribution des cartes. La nuit, les effets du terrain ont perturbé la pression et la direction du vent. Ino Noir a alors opté pour une route légèrement plus au large que ses concurrents. Juan Vila, le navigateur d’Ino Noir, explique :

« Nous pouvions voir les bateaux devant nous sur le tracker et leur lenteur. Alors nous avons élaboré un plan. »

Juan Vila, navigateur d’Ino Noir

Le plan consistait à se positionner entre un et deux milles plus au large, à la recherche d’une zone de pression différente, une décision qui s’est avérée payante.

Entre La Désirade et Barbuda, Ino Noir a trouvé un bon rythme au portant, atteignant des vitesses de 18 à 20 nœuds (33 à 37 km/h). Cependant, la brise s’est calmée plus que prévu et l’équipage s’est retrouvé empêtré dans des engins de pêche près de Barbuda, ce qui a entraîné une perte de temps.

Malgré ces difficultés, Ino Noir est resté dans la course jusqu’à la dernière étape. À Redonda, à environ 35 milles nautiques (65 km) d’Antigua, le cap d’Ino Noir a viré sensiblement vers le nord, s’écartant de la route directe. Vila explique :

« Nous n’avions pas prévu d’aller aussi loin au nord. Mais il y avait un gros nuage sur notre route. Nous avons dû décider si nous devions aller longtemps vers le sud ou essayer de contourner par le nord. Nous pensions qu’il était préférable d’aller au nord du nuage. »

Juan Vila, navigateur d’Ino Noir

Cette manœuvre, bien que plus longue, a permis de préserver la pression du vent et d’éviter la zone de calme derrière le nuage. Pendant un temps, les calculs de temps corrigé se sont resserrés, laissant entrevoir une possible victoire pour Ino Noir. James Neville se félicite de cet effort :

« Très heureux. C’était un peu une bataille entre les Carkeeks. »

James Neville, skipper d’Ino Noir

En fin de compte, cependant, les gains n’ont pas été suffisants pour combler l’avance de Palanad 4. La victoire d’Antoine Magre revêt une signification particulière.

« Mon père ne pouvait pas courir avec nous cette fois-ci. Comme nous avons perdu mon oncle la semaine dernière. La victoire en IRC Zero lui était dédiée. »

Antoine Magre, skipper de Palanad 4

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