Porté par le duo Claire Foy et Richard E. Grant, le nouveau film de Peter Glanz, Savage House, brosse le portrait satirique d’un couple de nobles obsédés par leur rang social dans l’Angleterre du XVIIIe siècle.
L’intrigue se déroule dans un vaste domaine familial en ruine, où Sir Chauncey et Lady Savage tentent désespérément de maintenir les apparences. Sir Chauncey, aventurier et parvenu partisan de la dynastie hanovrienne et farouche opposant aux jacobites, a épousé Lady Savage pour sa fortune et son titre. Si cette dernière a longtemps été séduite par le tempérament বুকের de son mari, le couple s’est aujourd’hui tourné vers des liaisons clandestines : elle avec Halifax (Jack Farthing), le valet, et lui avec Dorothy (Bel Powley), la servante.
Sur le plan esthétique, le réalisateur américain Peter Glanz s’inspire de classiques du genre. L’utilisation d’intérieurs éclairés à la bougie évoque le style de Barry Lyndon, tandis que des interventions orchestrales soudaines et assourdissantes rappellent l’énergie d’Amadeus. Le film plonge le spectateur dans une atmosphère grotesque, faite de perruques poudrées et de traces de variole, bien que la narration soit jugée monotone et unidirectionnelle.
Le salut de l’œuvre repose essentiellement sur ses acteurs principaux. Claire Foy et Richard E. Grant livrent des prestations magistrales qui insufflent de la vigueur à ce récit, soutenus par quelques dialogues bien sentis. Le casting est complété par Richard McCabe et Vicki Pepperdine, qui incarnent des voisins odieux et aux dents douteuses, seuls individus acceptant encore de fréquenter le couple Savage.