Publié le 13 février 2026 à 17h13. La Conférence de Munich sur la sécurité a débuté dans un contexte de tensions géopolitiques accrues, marqué par des divergences transatlantiques et la question sensible de la participation du parti d’extrême droite AfD.
- Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a souligné la nécessité d’une réévaluation des relations entre les États-Unis et l’Europe.
- Le chancelier Friedrich Merz a appelé à une revitalisation de la confiance transatlantique, reconnaissant un « fossé profond » entre les deux continents.
- Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a minimisé les capacités militaires russes en Ukraine, les comparant à des « escargots de jardin ».
La 60e Conférence de Munich sur la sécurité a ouvert ses portes ce vendredi en Bavière, réunissant plus de 50 chefs d’État et de gouvernement, ainsi que des experts en matière de politique de sécurité. Au cœur des discussions : la guerre en Ukraine, les tensions internationales et l’avenir de l’alliance transatlantique. L’invitation controversée du parti allemand AfD a également suscité de vives réactions.
Marco Rubio, en déplacement en Europe, a insisté sur l’importance de l’alliance avec le Vieux Continent, tout en soulignant la nécessité d’une adaptation aux nouvelles réalités géopolitiques. Il a déclaré :
« Nous vivons dans une nouvelle ère géopolitique, et cela nous obligera tous à réévaluer à quoi cela ressemble et quel rôle nous jouerons. »
Marco Rubio, secrétaire d’État américain
Les Européens attendent de Washington des garanties quant à son engagement envers l’OTAN, notamment en ce qui concerne le maintien des troupes américaines et des armes nucléaires sur le continent.
Le chancelier Friedrich Merz a rencontré Marco Rubio en marge de la conférence. Lors de son discours d’ouverture, il a reconnu des tensions croissantes entre les États-Unis et l’Europe. Il a appelé à une « réparation et une revitalisation de la confiance transatlantique », soulignant que l’OTAN repose sur cette confiance même à l’ère des grandes puissances.
Sur le front ukrainien, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a adopté un ton pour le moins direct. Il a minimisé les avancées russes, les comparant à celles d’un « escargot de jardin », et a mis en avant les lourdes pertes subies par l’armée russe : 35 000 soldats tués en décembre et 30 000 en janvier. Il a insisté sur la nécessité de continuer à soutenir l’Ukraine.
La participation du parti d’extrême droite AfD à la conférence a également suscité la polémique. Après deux ans d’absence, des représentants du parti ont été invités, bien que les figures de proue comme Alice Weidel Alice Weidel ne soient pas présentes. Le porte-parole du parti pour la politique étrangère, Markus Frohnmaier, a annoncé son intention de rencontrer des responsables américains, malgré l’absence d’invitation officielle. Il a notamment prévu de s’entretenir avec Sarah Rogers, sous-secrétaire d’État américaine.
La Conférence de Munich sur la sécurité se poursuivra jusqu’à dimanche, avec la participation attendue du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Les discussions devraient également porter sur la politique européenne de défense et les relations transatlantiques, dans un contexte marqué par le recentrage des États-Unis sur leurs propres intérêts.