L’acteur et comédien Harry Shearer, figure emblématique des Simpsons, a lancé une nouvelle parodie musicale visant Donald Trump. Intitulée « I Never Knew Him », l’œuvre peine toutefois à convaincre, tant par son contenu que par son accueil public.
Une satire basée sur le déni
Présentée sous le titre « Truth Anti-Social Presents: “I Never Knew Him” », cette production utilise l’animation par capture de mouvement. On y voit le 47e président des États-Unis s’entretenir avec diverses personnalités, dont le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Le fil conducteur de la chanson repose sur l’excuse habituelle de Donald Trump : « I never knew him » (Je ne l’ai jamais connu). Le morceau évoque notamment Elon Musk, avec qui le président a eu un différend avant de rétablir partiellement leurs relations, ainsi que Jeffrey Epstein.
L’intégration d’Epstein dans la chanson est toutefois jugée fragile. Si la gauche progressiste reste focalisée sur les liens présumés entre Donald Trump et Epstein, le texte ne propose aucune chute humoristique réelle sur ce point. Par ailleurs, il est rappelé que l’administration Biden a eu accès aux dossiers Epstein pendant quatre ans sans jamais pouvoir publier d’éléments incriminant l’actuel président.
La parodie se clôt sur une note confuse, où Donald Trump affirme ne pas « connaître » sa propre épouse, Melania Trump.
Un manque d’inspiration critiqué
Au-delà du fond, la forme est également remise en question. Si l’image de Donald Trump dansant sur sa chaise offre un certain intérêt visuel, les gags sont jugés quasi inexistants. Cette approche est associée au « Trump Derangement Syndrome » (TDS), un terme utilisé pour décrire les célébrités qui s’appuient sur des théories du complot ou des informations douteuses pour attaquer le président, délaissant ainsi des critiques plus concrètes, comme l’évolution des prix de l’essence.
L’accueil du public semble confirmer ce manque d’impact : en deux semaines, le clip n’a récolté que 920 vues.
Une carrière prestigieuse en contrepoint
Ce revers intervient alors qu’Harry Shearer, aujourd’hui âgé de 82 ans, dispose d’un parcours exceptionnel. L’acteur a marqué l’histoire de la comédie dès 1984 avec le faux documentaire This Is Spinal Tap, avant de s’imposer au Saturday Night Live et de prêter sa voix à de nombreux personnages cultes dans la série The Simpsons.

Son influence s’étend également au cinéma avec des films tels que The Truman Show, A Mighty Wind ou Waiting for Huffman, ainsi qu’à la radio où il anime depuis des décennies l’émission Le Show, consacrée à la satire politique et culturelle. Cependant, cet enthousiasme créatif ne s’est pas toujours traduit par un succès, à l’image de la suite de Spinal Tap, The End Continues, sortie l’année dernière et qualifiée de désastreuse.