Adolescents noirs avec détresse mentale sont moins susceptibles d’utiliser des services de santé mentale que leurs pairs blancs, et Filles noires sont les moins susceptibles d’accéder aux soins, selon de nouvelles recherches publiées dans CMAJ (Journal de l’association médicale canadienne) https://www.cmaj.ca/lookup/doi/10.1503/cmaj.241733.
« L’adolescence est un stade de développement crucial et une période critique pour l’apparition des problèmes de santé mentale», Écrit Mercedes Sobers, un doctorant candidat en épidémiologie à la Dalla Lana School of Public Health, Université de Toronto et coordinatrice de la recherche au Center for Addiction and Mental Health (CAMH), Toronto, Ontario, avec des coauteurs. »Au Canada, les adolescents noirs accèdent de manière disproportionnée les services dans les situations de crise, telles que les interactions du système judiciaire ou lorsque des soins intensifs sont nécessaires, ce qui suggère qu’ils sont moins susceptibles d’accéder aux soins de santé mentale jusqu’à ce que une intervention intense soit nécessaire.«
Il y a un manque de données sur l’utilisation des services de santé mentale au Canada pour les jeunes noirs et d’autres populations racialisées.
L’étude, qui comprenait des données sur 12 368 élèves du milieu et du lycée (7e à la 12e année) qui se sont identifiés comme noirs ou blancs des écoles 2015, 2017 et 2019 en Ontario, en Ontario, enquête sur la consommation de drogues et la santé, comprenait des écoles de jusqu’à 52 conseils scolaires en Ontario. Il comprenait des élèves des écoles anglaises et françaises dans les systèmes publics et catholiques de la région du Grand Toronto, du nord, de l’ouest et de l’est de l’Ontario.
Les chercheurs ont trouvé des tendances distinctes pour Mâles noirs et les femmes. Les femmes noires utilisaient constamment des services de santé mentale moins que leurs pairs blancs, l’écart s’élargissant à mesure que leur détresse augmentait. Bien que les hommes noirs ayant une faible détresse soient plus susceptibles d’utiliser des services que leurs homologues blancs, une fois que leur détresse a augmenté à des niveaux modérés, leurs chances d’utilisation de service ont considérablement baissé. En général, les jeunes noirs (hommes et femmes) qui étaient plus en détresse étaient moins susceptibles de signaler des services que leurs pairs blancs.
« La santé mentale des adolescents noirs doit être discuté en tenant compte de l’interaction entre être noir, sexe et détresse mentale», Écrivez les auteurs.
De nombreux obstacles peuvent réduire l’accès aux soins, comme le manque de soins culturellement compétentsservices inaccessibles, racismeet la stigmatisation culturelle qui peut contribuer à des malentendus, des diagnostics erronés et des idées fausses qui favorisent la méfiance dans le système. La pénurie de professionnels de la santé mentale qui comprennent les perspectives et les défis uniques des adolescents noirs peuvent entraver le diagnostic et le traitement.
« Les garçons noirs sont plus susceptibles d’être perçus comme plus âgés, moins innocents et plus menaçants que les pairs blancs. Lorsque les hommes noirs présentent des signes de détresse psychologique, ils sont plus susceptibles d’être accueillis avec des réponses disciplinaires ou punitives, parfois avec des conséquences mortelles, plutôt que un soutien en santé mentale. Cela peut également expliquer pourquoi, une fois qu’ils surmontent les barrières d’accès, leur fréquence de soins correspond à celle des pairs blancs», Écrivez les auteurs.
Ils appellent à des changements de politique et de pratique spécifiques pour aider à égaliser l’utilisation des services de santé mentale.
«Des stratégies intersectionnelles qui abordent le racisme et les défis spécifiques de la santé mentale auxquels sont confrontés les étudiants noirs sont nécessaires. Améliorer l’utilisation des services de santé mentale pour les adolescents noirs exige des adaptations culturellement sensibles et spécifiques au sexe aux soins. «
Journal de l’association médicale canadienne
Référence du journal:
Sobers, M., et al. (2025). Utilisation des services de santé mentale chez les adolescents noirs en Ontario par le niveau du sexe et de la détresse: une étude transversale. Journal de l’association médicale canadienne. doi.org/10.1503/cmaj.241733