Publié le 6 février 2026 à 04h38. Sony Music Group a enregistré une forte croissance de ses ventes au troisième trimestre, portée par le succès du streaming musical, notamment des artistes hispanophones comme Rosalía et Peso Pluma, et anticipe une nouvelle hausse de ses bénéfices.
- Les ventes trimestrielles de Sony Music Group ont augmenté de manière significative, atteignant 542,4 milliards de yens (3,47 milliards de dollars).
- Le streaming musical, en particulier la musique en langue espagnole, est le principal moteur de cette croissance.
- Le groupe a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour l’ensemble de l’année fiscale.
Le groupe japonais Sony Music Group a annoncé ce jeudi une progression à deux chiffres de son chiffre d’affaires trimestriel, tirée par l’engouement pour les nouvelles productions musicales diffusées en streaming. Les albums de Rosalía, notamment Lux, et la réédition de l’album classique de Pink Floyd, Wish You Were Here, ont particulièrement contribué à cette performance.
Le chiffre d’affaires total du troisième trimestre fiscal s’élève désormais à 542,4 milliards de yens (3,47 milliards de dollars), en hausse de 60 milliards de yens par rapport à la même période de l’année précédente. Le bénéfice d’exploitation a également progressé de 9 %, atteignant 106,4 milliards de yens (681,2 millions de dollars). Ces résultats positifs permettent à Sony Music Group d’afficher un optimisme prudent quant à l’avenir.
L’album Lux de Rosalía, qui a connu un succès immédiat avec cinq titres classés numéro un dans les classements de Billboard, est arrivé en tête des ventes. L’album Wish You Were Here de Pink Floyd, sorti il y a 50 ans, a quant à lui décroché la première place des ventes au Royaume-Uni pendant la semaine de Noël. L’album collaboratif Dynastía de Peso Pluma et Tito Double P s’est également distingué comme l’une des œuvres les plus écoutées en streaming au cours du trimestre. Plus d’informations sur le succès de Peso Pluma et Tito Double P.
Sony Music Group prévoit également de bénéficier de la sortie prochaine de nouveaux albums d’artistes majeurs tels que Harry Styles, A$AP Rocky et Luke Combs dans les six prochains mois. En conséquence, le groupe a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour l’ensemble de l’année fiscale, anticipant désormais une augmentation de 70 milliards de yens (448 millions de dollars) de son chiffre d’affaires total, soit une révision à la hausse de 4 % par rapport aux prévisions précédentes. La croissance du bénéfice d’exploitation est également revue à la hausse, avec une prévision de 60 milliards de yens (384 millions de dollars), soit une augmentation de 16 %.
Le streaming reste un pilier essentiel de la croissance de Sony Music. Les revenus générés par le streaming ont augmenté de 5 % pour la musique enregistrée et de 13 % pour l’édition musicale au cours du trimestre se terminant le 31 décembre. Les revenus globaux de la musique enregistrée ont progressé de 13 % pour atteindre 355 milliards de yens (2,27 milliards de dollars), grâce notamment à une augmentation de 30 % des autres revenus enregistrés, incluant les événements en direct et les ventes de produits dérivés, qui ont rapporté 90 milliards de yens (576 millions de dollars). Les ventes de disques vinyles et autres supports physiques ont également connu une hausse de 17 %, atteignant 35 milliards de yens (224 millions de dollars).
Les revenus de l’édition musicale ont augmenté de 14 % pour atteindre 108 milliards de yens (691 millions de dollars), tandis que les revenus des médias visuels et des plateformes ont progressé de 14 % pour s’établir à 76 milliards de yens (487 millions de dollars), grâce au succès continu du film Demon Slayer : Kimetsu no Yaiba – Le film : Infinity Castle. Le bénéfice d’exploitation ajusté avant dépréciation et amortissement, un indicateur clé de la rentabilité, a augmenté de 10 % pour atteindre 133 milliards de yens (851 millions de dollars).
Enfin, Sony a précisé que la faiblesse du dollar américain a eu un impact positif sur ses résultats, générant un gain de 5,1 milliards de yens (32,7 millions de dollars) grâce à la conversion des ventes libellées en dollars américains en yens japonais.