Spencer Pratt, candidat à la mairie de Los Angeles, a lancé une offensive juridique contre le Los Angeles Times. L’ancienne star de téléréalité exige un rectificatif et des excuses publiques d’ici le 13 avril 2026, après la publication d’un article remettant en cause son éligibilité pour l’élection primaire du 2 juin.
L’équipe juridique de M. Pratt a adressé un courrier vendredi dernier au propriétaire et président exécutif du journal, le Dr Patrick Soon-Shiong, fixant l’échéance de sa réponse au 13 avril à 9 h 00. Le candidat accuse les journalistes Noah Goldberg et Richard Winton d’avoir « publié délibérément et malicieusement des informations fausses » dans un article paru le 6 avril 2026.
Le litige porte sur la résidence légale du candidat. Le Los Angeles Times a souligné que Spencer Pratt séjournait dans le comté de Santa Barbara, alors que les règles municipales exigent que les candidats soient résidents et inscrits sur les listes électorales de Los Angeles depuis le 3 janvier pour être éligibles. Cette situation a conduit Jessica Levinson, professeure de droit à l’université Loyola Marymount, à s’interroger sur la capacité de M. Pratt à satisfaire aux exigences de résidence prévues par la charte municipale.
De son côté, Spencer Pratt justifie ce déplacement par l’incendie de sa maison dans les Palisades l’année dernière. Il affirme que son terrain brûlé demeure sa résidence légale et a précisé avoir récemment installé une caravane Airstream sur ce lot pour y vivre. Son équipe soutient que le journal a délibérément ignoré les règles de domicile applicables aux victimes d’incendies.
« Les victimes d’incendies, comme Spencer Pratt, peuvent maintenir leur terrain vacant et brûlé comme résidence principale et sont effectivement éligibles pour voter et se présenter à un poste municipal pendant la reconstruction, même si elles ont été temporairement déplacées hors de la ville durant la phase de rétablissement. »
Bureau du greffier de la ville (City Clerk’s Office)
Au-delà de la question juridique, le candidat a violemment critiqué Noah Goldberg sur Instagram, l’accusant d’avoir harcelé sa famille et d’être le « sbire » d’une autre candidate à la mairie, Nithya Raman, dans le but de saboter sa campagne. M. Pratt dénonce également une comparaison « diffamatoire » faite par les journalistes avec Richard Alarcon, un ancien membre du conseil municipal de Los Angeles condamné pour parjure et fraude électorale.
Enfin, Spencer Pratt soutient que sa certification en tant que candidat est une preuve suffisante de sa résidence. Selon lui, le fait que le greffier de la ville l’ait inscrit sur la liste publique des candidats certifiés valide automatiquement son éligibilité, rendant ainsi les interrogations du Los Angeles Times « imprudentes et fausses ».