Dans les tournois de cricket à nombre limité de manches, le « net run-rate » est l’indicateur clé pour départager les équipes à égalité de points. Ce calcul, qui peut sembler complexe, permet de déterminer l’équipe la plus performante en tenant compte de la marge de victoire ou de défaite.
Pour comprendre le net run-rate, il faut d’abord saisir la notion de « run-rate ». Il s’agit du nombre moyen de points marqués par une équipe par « over » (une série de six balles) durant une manche. Par exemple, si une équipe marque 140 points en 20 overs, son run-rate est de sept points par over.
Le net run-rate est ensuite obtenu en soustrayant le run-rate de l’équipe adverse de celui de l’équipe considérée. Prenons un exemple concret : l’équipe B marque 130 points en 20 overs, soit un run-rate de 6,5 points par over. L’équipe A, qui a marqué 140 points, affiche donc un net run-rate positif de 0,500 (7 – 6,5), tandis que l’équipe B enregistre un net run-rate négatif de -0,500 (6,5 – 7).
Au fur et à mesure des matchs, ces chiffres sont cumulés. Imaginons que l’équipe A marque 160 points lors de son match suivant. Son total de points pour le tournoi s’élève alors à 300, répartis sur 40 overs, ce qui donne un run-rate de 7,5. Si son adversaire, l’équipe B, marque 180 points en 20 overs, on additionne ce score à celui de l’équipe B, obtenant un total de 310 points divisés par 40 overs, soit 7,75. La soustraction de 7,75 à 7,5 donne un net run-rate de -0,25 pour l’équipe A.
Cependant, le calcul ne s’arrête pas là. Une règle spécifique s’applique lorsqu’une équipe est éliminée avant d’avoir joué tous ses overs. Dans ce cas, le run-rate n’est pas divisé par le nombre d’overs effectivement joués, car cela pourrait artificiellement gonfler son score. Ainsi, si une équipe est éliminée avant la fin de son allocation d’overs, son run-rate est calculé en divisant son score par le nombre maximal d’overs qu’elle aurait pu jouer.