Les Jeux olympiques de 2028 à Los Angeles marqueront un tournant majeur pour le sport féminin : seuls les athlètes biologiques de sexe féminin seront autorisés à participer aux compétitions, selon une nouvelle politique annoncée par le Comité international olympique (CIO). Cette décision, qui intervient après des années de débats sur l’inclusion des athlètes transgenres et des athlètes présentant des variations du développement sexuel (VDS), suscite déjà de vives réactions.
La nouvelle règle, qui entrera en vigueur pour les Jeux de Los Angeles, sera basée sur un test génétique unique visant à détecter la présence du gène SRY – la région déterminante du sexe Y – présent sur le chromosome Y et responsable du développement des caractéristiques masculines. Le CIO estime que ce test, effectué par prélèvement de salive, de frottis buccal ou d’échantillon sanguin, est moins intrusif que d’autres méthodes possibles.
Kirsty Coventry, la présidente du CIO, a justifié cette politique par la nécessité de garantir l’équité, la sécurité et l’intégrité des compétitions féminines.
« Aux Jeux olympiques, même les plus petites marges peuvent faire la différence entre la victoire et la défaite »,
Kirsty Coventry, présidente du CIO
a-t-elle déclaré. Elle a ajouté qu’il ne serait « absolument pas juste que des personnes biologiques de sexe masculin concourent dans la catégorie féminine », et que cela pourrait même être dangereux dans certains sports.
Les athlètes qui échoueraient à ce test ne seront pas pour autant exclus des Jeux. Le CIO précise qu’ils pourront continuer à participer dans d’autres catégories, notamment masculines, mixtes ou dans des épreuves ne classant pas les athlètes par sexe.
Cette décision marque un changement radical par rapport à la position antérieure du CIO, qui laissait aux fédérations sportives internationales le soin de définir leurs propres critères d’éligibilité. En juillet 2021, l’ancien président du CIO, Thomas Bach, avait souligné qu’il n’existait pas de solution unique à ce problème et que chaque sport devait déterminer ses propres critères.
« Il s’agit d’une question pour laquelle il n’existe pas de solution universelle. Cela diffère d’un sport à l’autre. »
Thomas Bach, ancien président du CIO
Quelques mois plus tard, le CIO avait réaffirmé qu’il n’était « pas en mesure d’édicter des règles définissant les critères d’éligibilité pour chaque sport » et que les athlètes ne devaient pas être pénalisés en raison de leurs variations sexuelles.
Le CIO précise que les athlètes ayant un résultat négatif au test SRY satisferont définitivement aux critères d’éligibilité pour la catégorie féminine, sauf en cas d’erreur avérée du test.