L’adaptation musicale du film de 1987 The Lost Boys s’est installée au Palace Theatre de New York. Si le spectacle impressionne par sa réalisation technique, la partition musicale peine toutefois à convaincre.
Ce nouveau transfert scénique s’inscrit dans la tendance actuelle des méga-comédies musicales basées sur des franchises connues. Bien que le film original de Joel Schumacher ne soit pas considéré comme un classique au même titre que Retour vers le futur ou Rocky, sa version théâtrale réussit à proposer un spectacle soigné. La production évite notamment l’écueil de l’attraction touristique, un reproche parfois adressé à d’autres adaptations comme celle de Retour vers le futur.
L’intrigue suit le parcours de la famille Emerson, composée de la mère, Lucy (Shoshana Bean), et de ses deux fils, Michael (LJ Benet) et Sam (Benjamin Pajak). Fuyant des tensions domestiques en Arizona, ils s’installent à Santa Carla, en Californie. Les enfants découvrent rapidement que l’esthétique punk des années 1980 qui règne sur le front de mer masque en réalité un foyer d’activité vampirique.
Le récit se concentre sur la dualité des expériences des deux frères. Michael est attiré par Star (Maria Wirries), ignorant que David (Ali Louis Bourzgui), le chef des vampires, a chargé cette dernière de le transformer. Parallèlement, le jeune Sam s’allie aux frères Frog (interprétés par Miguel Gil et Jennifer Duka), des chasseurs de vampires amateurs.
Pour satisfaire les admirateurs du film, la pièce intègre également le personnage du saxophoniste, dont l’apparence particulièrement luisante attire l’attention. Dans cette version, il est présenté comme un excentrique du bord de mer plutôt que comme un simple accompagnateur de la culture punk.