Minnie Driver s’aventure dans le crime avec The Murder Line, une série canadienne rythmée qui troque le drame prestigieux pour une course effrénée à la frontière entre l’Ontario et l’État de New York.
Loin des codes du polar sombre ou du drame psychologique, cette production mise avant tout sur le divertissement. Le récit s’articule autour d’un scénario nerveux impliquant d’importantes quantités de cocaïne, offrant à Minnie Driver l’occasion de s’amuser avec divers accents anglais.
L’action se déroule dans l’archipel des Mille-Îles, sur le fleuve Saint-Laurent. Ce cadre frontalier, marqué par des criques isolées rappelant l’atmosphère de la série Ozark, sert de terrain de jeu idéal pour des activités illégales. Entre les zones d’ombre d’une identité suspendue entre deux pays et les eaux glaciales du fleuve, le décor renforce la tension d’un récit où le danger est omniprésent.
Initialement diffusée au Canada sous le titre The Borderline, l’œuvre a été renommée The Murder Line pour sa diffusion sur ITV. Ce changement de nom semble viser un public amateur d’enquêtes policières, alors que la série s’apparente davantage à une comédie criminelle qu’à un véritable drame policier. L’intrigue ne repose pas sur la résolution d’un mystère (le traditionnel « whodunnit »), mais plutôt sur la capacité des personnages à échapper à la justice.
Un détail insolite marque la version originale canadienne : le générique était composé d’une reprise lente et atmosphérique du titre Borderline de Madonna.