Après une absence remarquée dans la deuxième saison de Daredevil: Born Again, Frank Castle fait son grand retour sur Disney+ dans The Punisher: One Last Kill. Ce nouveau format court, porté par une performance intense de Jon Bernthal, plonge le spectateur dans la psyché brisée d’un homme en quête de sens au milieu d’une violence extrême.
Un retour marqué par la détresse psychologique
Si Frank Castle n’était pas apparu dans la suite des aventures de Daredevil, c’est que Jon Bernthal était mobilisé par ce projet spécial d’une quarantaine de minutes. Coécrit par l’acteur lui-même et le réalisateur Reinaldo Marcus Green (connu pour We Own This City), ce court-métrage cherche à approfondir la complexité du personnage de manière inédite.
Bien que sa place exacte dans la chronologie de l’univers Marvel demeure incertaine — le récit se déroulant avant Spider-Man: Brand New Day, sans que son lien précis avec la saison 2 de Born Again ne soit clairement défini — l’intrigue se concentre sur un Frank Castle errant dans un Brooklyn rongé par la criminalité. Tourmenté par un trouble de stress post-traumatique (TSPT) sévère, le Punisher semble avoir perdu sa raison d’être après avoir accompli sa vengeance contre la famille criminelle Gnucci.
Cette errance prend fin lorsque Ma Gnucci, interprétée par Judith Light, décide de répliquer en mettant une prime sur la tête de Castle en représailles pour le massacre de sa famille. Ce qui suit est une spirale de violence ininterrompue où Frank doit non seulement survivre, mais aussi redéfinir son identité.
Une action viscérale et primale
Le film mise sur une approche très physique, où la psyché de Castle est représentée par des hallucinations de sa famille décédée, de Curtis Hoyle ou encore de Karen Page. L’acteur privilégie une interprétation peu verbale, laissant place aux regards et aux grognements pour exprimer une souffrance profonde.
Sur le plan de l’action, le spectacle s’inspire de la brutalité de films tels que The Raid ou John Wick. Partant sans aucune arme, Castle doit récupérer celles de ses victimes au fil de sa progression, des appartements jusqu’aux toits de Brooklyn. La mise en scène, bien que frénétique, reste lisible, proposant une chorégraphie viscérale où le personnage finit littéralement couvert de sang.
Vers une nouvelle forme de justice ?
Malgré une conclusion qui pourrait paraître inaboutie concernant le conflit avec Ma Gnucci, One Last Kill amorce un tournant crucial pour le personnage. En protégeant des innocents lors de ses affrontements, notamment un enfant dans une boulette locale, Frank Castle semble délaisser sa vengeance personnelle pour une mission plus large : punir le mal qui frappe les citoyens de Brooklyn.

C’est dans cette quête de rédemption, ou du moins de nouveau but, que le Punisher décide de revêtir une nouvelle fois son emblématique gilet arborant le crâne, prêt à affronter la criminalité sous un angle nouveau.