Publié le 25 février 2026 à 21h30. La nouvelle pièce de Jake Brasch, Le Réservoir, présentée à l’Atlantic Theatre Company, explore avec une approche à la fois sombre et humoristique les thèmes de l’alcoolisme et du déclin cognitif, portée par une distribution talentueuse dont Noah Galvin.
- La pièce suit Josh, un jeune homme en lutte contre l’alcoolisme, qui tente de se reconstruire tout en faisant face à la maladie d’Alzheimer de ses grands-parents.
- Noah Galvin incarne Josh, et est entouré de comédiens chevronnés tels que Caroline Aaron et Mary Beth Peil.
- Le Réservoir, bien qu’émouvante par moments, souffre d’une longueur excessive et d’une tendance à privilégier l’humour au détriment d’une exploration plus profonde des sujets abordés.
La pièce débute sur une image frappante : Josh (Noah Galvin, connu pour son rôle dans Camp de théâtre), un étudiant en congé de maladie, se réveille près d’un réservoir à Denver, sans souvenir de la façon dont il y est arrivé ni de l’origine de la blessure à son bras. Sa mère, Patricia (Heidi Armbruster), exprime son inquiétude et sa détresse face à la rechute de son fils, se contentant de le soumettre à des tests d’alcoolémie répétés.
Josh découvre que sa grand-mère maternelle, Irene (Mary Beth Peil), réside désormais dans une maison de retraite et souffre d’une forme avancée de démence. Lors de ses visites, Irene se lance parfois dans des interprétations impromptues de chants religieux, offrant à l’actrice l’occasion de mettre en valeur sa voix de soprano toujours aussi belle.
Hank (Peter Maloney), le mari d’Irene, prend soin d’elle avec tendresse, mais se replie sur lui-même et l’amertume. Le grand-père paternel de Josh, surnommé Shrimpy (Chip Zien), est quant à lui préoccupé par la préparation de sa deuxième cérémonie de bar-mitsva, ce qui lui donne l’occasion de faire des remarques suggestives sur la puberté. La grand-mère de Josh, Beverly (Caroline Aaron), est une femme exubérante qui l’invite à la rejoindre pour un cours de jazz.
Josh tente de reprendre sa vie en main en trouvant un emploi mal rémunéré dans une librairie, où son manager (Matthew Saldivar) s’impatiente face à son manque d’attention. Il passe la plupart de son temps dans les rayons consacrés à l’aide personnelle et à la médecine, à se renseigner sur son propre état et sur les moyens de ralentir le déclin mental. Dans un effort pour se sauver et aider ses grands-parents, il leur impose un régime riche en épinards, censé pallier une « carence en thiamine ».
Tout au long de la pièce, les quatre grands-parents jouent le rôle d’une sorte de chœur grec comique, observant et commentant les actions de Josh tout en se livrant à des activités étranges, comme mimer une vague. Un événement tragique provoque une rechute de Josh et le rapproche d’un de ses grands-parents, révélant qu’ils partagent un état similaire.
Le Réservoir souffre d’un humour parfois excessif et d’une certaine familiarité dans son traitement des thèmes abordés. Toutefois, la mise en scène intelligente de Shelley Butler et les performances de l’ensemble des acteurs, notamment celle de Noah Galvin qui parvient à équilibrer les aspects comiques et tragiques de son personnage, constituent des points forts. Caroline Aaron se distingue particulièrement dans le rôle de Beverly, une grand-mère sarcastique et pleine de vitalité. Malgré ces qualités, la pièce ne parvient pas à approfondir les problèmes sérieux qu’elle aborde, se contentant de les survoler.
Le Réservoir est en représentation au Linda Gross Theatre depuis le 24 février 2026 et se poursuivra jusqu’au 15 mars. Billets et informations : atlantictheater.org