La notion de « sens » s’articule autour de deux dimensions distinctes : la compréhension intellectuelle d’une information et la capacité biologique de percevoir l’environnement.
D’un point de vue linguistique, le sens définit la signification ou l’import véhiculé par un mot ou une expression. Cette acception désigne notamment l’une des multiples significations qu’une entrée de dictionnaire peut attribuer à un terme précis.
Sur le plan physiologique, le sens est un système biologique permettant à un organisme de recueillir des informations sur son entourage grâce à la détection de stimuli. Ce processus de sensation se décompose en deux étapes clés : la collecte de signaux par les organes sensoriels, puis leur transduction, c’est-à-dire leur transformation en un format compréhensible par le cerveau.
L’interprétation de ces signaux s’opère au sein des cortex sensoriels du cerveau, après que l’information a été relayée par les nerfs crâniens et spinaux. Les systèmes sensoriels sont ainsi divisés en deux catégories :
- L’exteroception : les sens externes basés sur les yeux, les oreilles, la peau, le nez et la bouche.
- L’interoception : la détection de stimuli provenant des tissus et des organes internes.
Bien que la tradition identifie cinq sens fondamentaux — la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher — la science reconnaît aujourd’hui l’existence d’autres capacités, telles que l’équilibre et la conscience spatiale. Les organismes non humains présentent, pour leur part, une variété et un nombre de sens encore plus importants.
Le toucher est considéré comme le premier sens développé chez l’être humain. Il repose sur des neurones spécialisés situés dans la peau qui transmettent diverses sensations au cerveau, notamment la pression, la température, la vibration, la douleur ainsi que le toucher léger. Au-delà de la survie et de l’interaction avec l’environnement, ce sens joue un rôle crucial dans le bien-être, notamment en transmettant la compassion entre les individus.