Nos pensées négatives pourraient-elles nous rendre physiquement malades ? C’est la thèse développée par la journaliste scientifique Helen Pilcher, qui analyse le phénomène du « nocebo », un processus où l’appréhension et les attentes pessimistes peuvent déclencher de réels symptômes pathologiques.
Tiré du latin pour signifier « je nuirai », l’effet nocebo se manifeste lorsque des attentes négatives, qu’elles soient conscientes ou inconscientes, conduisent à l’apparition d’une maladie. Selon Helen Pilcher, ces croyances pessimistes peuvent s’avérer « physiquement transformatrices ».
Cette idée que l’état mental peut modifier le corps trouve un écho frappant dans la littérature. Dans l’œuvre de Roald Dahl, The Twits, publiée en 1980, les illustrations de Quentin Blake montrent comment les attitudes malveillantes de Mme Twit finissent par déformer son apparence physique.
« Si une personne a des pensées laides, cela commence à se voir sur son visage. »
Roald Dahl
C’est précisément cette corrélation entre les pensées et la santé physique que l’autrice explore dans son dernier ouvrage, intitulé This Book May Cause Side Effects, en étudiant l’anatomie de ce phénomène médical singulier.