Alors que les New York Jets affichent le pire bilan de la National Football League (NFL), le désespoir semble gagner même les abords du stade, où certains supporters rivalisent de tristesse dans leurs rituels d’avant-match.
Seule équipe encore sans la moindre victoire dans le championnat, les New York Jets flirtent dangereusement avec une saison historique de 0 victoire et 17 défaites. Si les raisons sportives de cet échec sont multiples – inefficacité offensive et manque de discipline dilapidant les actions avant même qu’elles ne commencent –, l’absence de succès semble avoir contaminé jusqu’au parking, transformé en théâtre d’une détresse pré-match peu glorieuse.
Un groupe de fans a en effet décidé de brûler des maillots d’équipes adverses avant chaque rencontre, dans une tentative maladroite de créer une ambiance et une forme de tradition. La scène est orchestrée : un portant à vêtements, deux jeunes femmes désignées comme les « fluid girls » (terme qui, nous l’avouons, nous fait grincer des dents) aspergent le maillot de produit inflammable avant que le feu ne prenne.
Assister à ce spectacle, c’est observer une petite foule de supporters peu emballés former un cercle, aspirant à voir un vêtement partir en fumée. L’une des scènes capturées montre un homme, arborant un maillot « God Save Us » (Dieu aie pitié de nous), tentant vainement de susciter de l’intérêt pour le bûcher du maillot de Bryce Young. Dans la foulée, un autre individu tente de vider deux bières, en laisse tomber une et en renverse l’autre, n’en ingurgitant que quelques gouttes sous le regard médusé des rares spectateurs. Le maillot de Young, lui, glisse lentement de son support, comme s’il anticipait le pire.
Cette « tradition » a débuté dès la première semaine de compétition, lors du match contre les Steelers. Ce même groupe avait alors procédé à l’incinération du maillot d’Aaron Rodgers, clamant haut et fort : « Le 1-0 commence aujourd’hui ». Un espoir qui, depuis, s’est éteint au même rythme que les maillots enflammés.