Home Sports « Tout l’esprit du curling est mort » : effondrement sur la glace alors que le chahut gronde | Jeux olympiques d’hiver 2026

« Tout l’esprit du curling est mort » : effondrement sur la glace alors que le chahut gronde | Jeux olympiques d’hiver 2026

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Publié le 17 février 2026 23:52:00. Une controverse inédite secoue le tournoi de curling des Jeux olympiques d’hiver, marquée par des accusations de triche et un climat de défiance entre les équipes, relançant le débat sur l’esprit sportif dans cette discipline.

  • L’équipe canadienne, au cœur de la polémique, a remporté une victoire convaincante 8-2 contre la République tchèque, mais son capitaine est accusé d’avoir effectué des doubles touches illégales.
  • La Grande-Bretagne est dans l’obligation de battre les États-Unis et d’attendre d’autres résultats pour espérer se qualifier pour les demi-finales.
  • L’affaire a pris une ampleur inattendue, générant un buzz viral sur les réseaux sociaux et poussant les organisateurs à renforcer l’arbitrage.

Le curling, traditionnellement considéré comme un sport de gentlemen, est en proie à une crise de confiance. Des accusations de triche ont éclaté entre les équipes suédoise et canadienne, ternissant l’image de la compétition olympique. Marc Kennedy, joueur canadien, a exprimé son désarroi face à cette situation, déclarant :

« Tout l’esprit du curling est mort. »

Marc Kennedy, joueur canadien

Cette prise de position intervient après que Kennedy ait lui-même été accusé d’avoir effectué une double touche illégale et ait répondu à son adversaire suédois, Oskar Eriksson, par des propos injurieux.

L’équipe canadienne a confirmé sa domination en écrasant la Grande-Bretagne 9-5, plaçant les Britanniques dans une situation délicate pour la qualification en demi-finale. Bruce Mouat et son équipe doivent désormais impérativement vaincre les États-Unis et compter sur d’autres résultats favorables. Kennedy a souligné la performance en deçà des attentes de l’équipe britannique :

« Mouat nous a donné quelques ratés avec lesquels travailler, ce qui n’est pas quelque chose que nous avons eu de sa part auparavant. »

Marc Kennedy, joueur canadien

L’affaire a pris une tournure inattendue avec l’apparition de nouvelles preuves photographiques, présentées par un journaliste suédois, suggérant que la capitaine canadienne aurait également commis une double touche illégale. Kennedy a déploré cette tendance à la recherche de fautes :

« Toute cette tentative d’attraper des gens en flagrant délit d’infraction est nul. Nous ne recherchons pas les infractions lors des tournois du Grand Chelem. Nous ne recherchons pas ce genre de choses en tournée. Nous espérons simplement que les gens autour de nous n’essaient pas de tricher. »

Marc Kennedy, joueur canadien

Il estime que le respect mutuel entre les joueurs devrait suffire à garantir l’intégrité du jeu.

Face à la montée des tensions, les organisateurs ont renforcé l’arbitrage en ajoutant deux arbitres supplémentaires, avant de revenir en arrière suite aux protestations des joueurs. Paul Webster, l’entraîneur de l’équipe canadienne, a critiqué le manque d’expérience des officiels :

« Nous ne sommes pas à un tournoi en Saskatchewan, nous sommes aux Jeux olympiques. Nous avons des gens non formés qui font des choses qu’ils n’ont jamais faites auparavant. »

Paul Webster, entraîneur de l’équipe canadienne

Malgré la controverse, certains acteurs du monde du curling y voient une opportunité de médiatisation. Le sport bénéficie d’une attention médiatique sans précédent, alimentée par les images virales de Kennedy et les parodies sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok où une vidéo mettant en scène Kennedy et Eriksson a accumulé 2,5 millions de vues. Le Curling Group prévoit même de lancer en avril prochain une nouvelle compétition internationale de franchise, The Rock League, à laquelle Mouat et d’autres joueurs se sont déjà inscrits.

Brad Jacobs, le capitaine canadien, a souligné l’aspect paradoxal de la situation :

« On a beaucoup parlé de la négativité de tout ce qui se passe, mais quand on regarde tout ce qui s’est passé et que l’on considère combien de regards se sont tournés vers le curling au cours des dernières 72 heures, c’est probablement la meilleure chose que notre sport ait jamais connue. »

Brad Jacobs, capitaine canadien

Il reconnaît que la négativité attire l’attention, même si cela peut être préjudiciable à l’image du sport.

La Grande-Bretagne a besoin d’autres résultats pour atteindre les demi-finales. Photographie : Andrew Milligan/PA

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