Mis à jour le 8 octobre 2025 à 12h38. Une pratique inquiétante, surnommée le « jeu du bug », s’est propagée au sein d’une école de Borås, en Suède. Cette tendance virale, amplifiée par des vidéos sur TikTok, a conduit à des poursuites judiciaires pour agression envers plusieurs élèves.
- Cinq étudiants ont été filmés en train de frapper un jeune garçon.
- Trois élèves majeurs sont désormais poursuivis pour abus, mais contestent les faits, arguant qu’il s’agissait d’un jeu.
- Le « jeu du bug » consiste à frapper quelqu’un au bras si celui-ci réagit à une provocation.
La scène, immortalisée par une caméra de surveillance, montre clairement cinq élèves encerclant un jeune garçon et le frappant violemment au bras. Trois des assaillants, âgés de plus de 15 ans, font désormais l’objet de poursuites judiciaires pour abus. Ils maintiennent que leur geste était une simple plaisanterie, un « jeu » qu’ils appellent eux-mêmes « Bugg ». « Si tu bouges, tu dois te faire frapper », aurait expliqué l’un d’eux lors de son interrogatoire par la police, selon le quotidien Borås Tidning.
Originaire de la plateforme de vidéos TikTok, ce « jeu du bug » prend une tournure alarmante. Le principe est simple : provoquer une réaction chez une personne ; si celle-ci bouge ou réagit, elle se voit infliger des « récompenses », c’est-à-dire des coups, souvent répétés sur le bras. Un élève peut même « donner » son tour à un autre, exposant ainsi ce dernier à une série de coups. Les enseignants de l’établissement ont exprimé leur consternation face à cette dérive. « C’est une violation sans précédent », a confié un moniteur à Borås Tidning, s’interrogeant sur les modalités de participation et la facilité avec laquelle ce type de jeu peut « dérailler ».
Certains membres du personnel éducatif ont souligné que cette pratique n’est pas nouvelle et semble ressurgir par vagues, rappelant des expériences similaires vécues dans leur propre jeunesse dans les années 1990. « Nous appliquons une tolérance zéro envers tout divertissement de ce type », a déclaré un enseignant, ajoutant que les élèves commencent désormais à réaliser la gravité de leurs actes suite à la réaction de l’école. Le plus jeune élève visible dans la vidéo n’a pas souhaité coopérer avec l’enquête policière. L’initiative de la plainte émane de l’établissement scolaire.