Publié le 18 février 2026. Donald Trump a mis en garde contre les conséquences d’un accord entre le Royaume-Uni et Maurice concernant les îles Chagos, soulignant l’importance stratégique de la base militaire américaine de Diego Garcia face à la menace iranienne.
- L’ancien président américain critique l’accord de restitution des îles Chagos à Maurice, estimant que le Premier ministre britannique Keir Starmer commet une erreur.
- Il avertit que les États-Unis pourraient avoir besoin de la base de Diego Garcia pour répondre à une éventuelle attaque iranienne, notamment contre le Royaume-Uni et ses alliés.
- L’accord prévoit un bail de 99 ans pour la base de Diego Garcia, avec une option de prolongation, pour un coût annuel d’environ 135 millions de dollars (100 millions de livres sterling).
Donald Trump a vivement critiqué le projet du Royaume-Uni de céder les îles Chagos à Maurice, un jour après que l’administration américaine a officiellement approuvé cet accord. Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, l’ancien président a accusé Keir Starmer de « perdre le contrôle d’une île importante » au profit d’entités qu’il juge « fictives ».
L’archipel de l’océan Indien, intégré au territoire britannique en 1814, a été séparé de Maurice avant son indépendance dans les années 1960. Le Royaume-Uni a ensuite collaboré avec les États-Unis pour déplacer les habitants des îles afin d’y établir une base militaire à Diego Garcia, louée aux Américains.
En 2019, Maurice a remporté sa bataille juridique pour la souveraineté sur les îles, une décision confirmée par la Cour internationale de Justice (CIJ) qui a appelé le Royaume-Uni à rendre le contrôle de l’archipel. L’ONU a ensuite adopté une résolution donnant à Londres six mois pour restituer les îles.
Le Royaume-Uni conservera un bail de 99 ans pour Diego Garcia, avec une option de renouvellement, moyennant un coût annuel estimé à 135 millions de dollars (100 millions de livres sterling). Un porte-parole du Foreign, Commonwealth & Development Office britannique a défendu l’accord, affirmant qu’il est « crucial pour la sécurité du Royaume-Uni et de ses alliés, ainsi que pour la sécurité du peuple britannique ». Il a ajouté que cet accord est « le seul moyen de garantir l’avenir à long terme de cette base militaire vitale ».
Bien que Donald Trump ait initialement critiqué l’accord en janvier, il avait déclaré en février, après un entretien avec Keir Starmer, que le Premier ministre britannique avait conclu « le meilleur accord possible ». Cependant, il a relancé ses critiques mercredi, avertissant que les États-Unis pourraient avoir besoin de Diego Garcia et de la base aérienne de Fairford pour contrer une éventuelle attaque iranienne, en particulier si Téhéran ne parvient pas à un accord avec Washington.
Il a également estimé que le Royaume-Uni doit « rester fort face au wokisme et aux autres problèmes qui lui sont posés ». Les Chagossiens, expulsés de leur terre natale et installés à Maurice et aux Seychelles, dont beaucoup ont émigré au Royaume-Uni, continuent de se battre pour leur droit au retour.